Un jour avec mon père-Akinola Davies

Ce film réalisé par Akinola Davies, qui a passé son enfance entre Londres et Lagos, dont le script a été écrit par Wale Davies, son frère, relate l’histoire d’une famille : Fola, le père, Bola, la mère, Olaremi, 11 ans et Akinola 8 ans qui s’est déroulée, en une seule journée, le 12 juin 1993 à Lagos. Il a été récompensé de la caméra d’or au festival de Cannes 2025 et par le Bafta du meilleur film.

Au début du film, les enfants, qui voient rarement leur père qui travaillent à Lagos, jouent seuls à la maison car leur mère est partie travailler au village.

Ce dimanche, leur père est venu leur rendre visite et décide de les emmener à Lagos car il doit récupérer des arriérés de salaire mais c’est aussi jour d’élection présidentielle dans un pays où règne, à cette époque, une instabilité politique chronique.

Leur parcours est semé d’embuches car le bus qui les emmène en ville tombe en panne d’essence. Ils doivent faire du stop pour se faire emmener et du moto-taxi dans la ville. Fola se présente à son travail mais le patron n’est pas là pour lui régler ses arriérés de salaire. A la suite des conseils du contremaître, ils partent visiter la ville : rencontrent leur tante, vont visiter le quartier où Fola et Bola vivaient lorsqu’ils étaient jeunes, profitent de la ville, vont à la plage et fêter la naissance des jumeaux du contremaître dans un bar où Fola est connu et où il retrouve des amis inconnus de ses enfants, particulièrement une femme qui permet à l’aîné de comprendre la situation ambiguë du père.

En fin de journée, les élections présidentielles sont annulées par le gouvernement. Les émeutes débutent et Fola doit repartir au village avec ses enfants sans avoir récupéré son salaire. Le retour est difficile, les policiers sont nerveux, un policier le reconnait et voudrait le tuer.

L’aventure se termine, malheureusement, par l’enterrement chrétien de Fola où les enfants et Bola sont penchés sur le cercueil qui est suivi pendant la cérémonie par toute la population du village. Le fils aîné à qui Fola a demandé de prendre soin de son petit frère, se souviendra longtemps de cette journée si particulière et son père dans ses rêves.

Un jour avec mon père est filmé à hauteur d’enfant, ce qui lui donne un charme indéniable, avec des plans courts qui permettent de changer fréquemment la focalisation du récit et ainsi la ville de Lagos devient un personnage à part entière. Ces plans courts permettent de mieux comprendre l’atmosphère, la situation des différents protagonistes ainsi que les sentiments des différents personnages.

Un film que je vous engage à aller voir.

Marie-Christine Diard

YELLOW LETTERS – Ilker Çatak

Voici un film produit par l’Allemagne, la France et la Turquie, tourné en Allemagne, dont l’action se situe en Turquie. Mais où les différentes scènes, celles d’Ankara ont été tournées à  Berlin et celles d’Istanbul à Hambourg.

Certains d’entre-nous ont peut-être vu le précédent film d’Ilker Çatak « la salle des Profs, prix du meilleur scénario à Berlin » et nominé aux oscars en 2023. C’est avec la même équipe qu’il tourne Yellow Letters, c’est la consécration puisqu’il a obtenu l’ours d’or.

Yellow Letters nous parle du pouvoir turc, absolu, arbitraire et censeur. L’histoire se déroule entre 2016 et 2019. Pendant cette période, près de 2000 artistes et de nombreux universitaires ont été suspendus (Les lettres jaunes) ou poursuivis pour avoir signé une pétition en faveur de la paix. Ces mesures, souvent prises sans jugement équitable, ont conduit à des interdictions professionnelles durables, plongeant des milliers de personnes dans une exclusion à la fois sociale et économique. À travers cette toile de fond, Ilker Çatak choisit de mettre en lumière les conséquences d’une politique répressive sur le quotidien d’un couple, Deria, actrice reconnue et Aziz son époux et metteur en scène.

Rappelons qu’en Turquie on emprisonne massivement. Parmi ces détenus nombre prisonniers politiques, un rapport de notre assemblée nationale 2025 les estimait à 30 000, dont 20 000 kurdes. Les détentions peuvent comporter isolement et torture et souvent la mort. Pour la population aux opinions politiques opposées, la prison se présente comme une épée de Damoclès – Pour regarder Yellow letters, il faut y penser.

Indiquons qu’Ilker Çatak n’a pas voulu produire un acte de dénonciation exclusive de la Turquie, l’arrivée au pouvoir du dictateur américain, nous indique que nous sommes tous concernés. D’une manière plus ou moins prononcée, des attaques contre la création et la liberté de penser et donc leurs auteurs sont de mise. (rétorsions économiques, procédures baillons, les exemples fourmillent).

Déria et Aziz n’aimaient pas ce pouvoir, ce pouvoir ne les aimait pas non plus, mais un pays qui se respecte doit maintenir, célébrer la culture. Or, un soir caprice de star, elle refuse de se faire photographier avec le gouverneur, ce type qui consultait sa messagerie téléphonique, échangeait avec ses subordonnés pendant le spectacle… (Ilker Çatak évoque une culture du mépris dans cette classe d’aparatchiks.) Alors la machine à persécuter démarre, symbolisée par la fameuse lettre jaune. Elle et lui sont exclus du théâtre, la représentation de leur pièce arrêtée. N’avoir plus de salaire ne suffit pas, on inspecte également leur domicile. Le propriétaire qui ne veut pas de vagues leur demande de partir.

Face à l’adversité, le couple et leur fille se réfugient à Istanbul chez la mère d’Aziz, une femme tolérante et bonne. Cependant, le rôle un peu sadique du frère de Déria, parfait « Erdoganiste », participe à leurs difficultés. L’isolement social, les ennuis financiers font leur chemin, Aziz devient chauffeur de taxi de nuit , sans pourtant renoncer à son art.

L’un et l’autre tentent de rebondir. Mais l’économie du couple c’est aussi son économie ménagère, et à force de frustrations, ils se disjoignent à tenter de joindre les deux bouts. Elle est reconnue par une casteuse, trouve un rôle dans une série ; de son côté, lui qui n’a pas renoncé à son art, met en scène une pièce contestataire dans un théâtre alternatif, il se retrouve alors sans son actrice. Il se retrouvera bientôt sans sa femme. Le point d’orgue de leur séparation « programmée » survient quand Aziz dit à Déria qu’elle est sa création, que sans lui, elle ne serait rien. Chacun mesure alors le fond patriarcale du propos, son côté réifiant, la bêtise de la colère, mais surtout son ironie, car l’un et l’autre sont de parfaits déclassés et doivent désormais, l’un sans l’autre, tout refaire .

L’usure sociale, économique, affective du couple est une histoire avec un petit h, une anecdote à l’intérieur de celle qui se joue avec son grand H. Mais cette grande histoire, celle d’un pouvoir despotique, quasi totalitaire, vu par ses conséquences, ici sur un couple en vue (au demeurant remarquablement joué par Özgü Namal et Ansu Biçer) est une mise en garde qui concerne nos modes de vie, si ce n’est nos vies. Elle nous invite à l’extrême vigilance, car l’air que nous respirons est particulièrement fuligineux en cette période.

Georges

Il nuovo paradigma della compliance: come i casinò online conquistano i mercati internazionali

Negli ultimi cinque anni il settore dei casinò online ha vissuto una crescita esponenziale, spinto da una domanda globale sempre più affamata di esperienze di gioco digitali. La proliferazione di piattaforme con bonus di benvenuto generosi, live streaming di tavoli da roulette e slot a volatilità elevata ha spinto gli operatori a guardare oltre i confini tradizionali.

Nel contesto di questa espansione, la conformità normativa è diventata il vero passaporto per entrare in nuovi mercati. Per chi vuole approfondire le opportunità offerte da piattaforme che operano al di fuori dell’AAMS, un punto di partenza utile è il sito siti scommesse non aams.

Questo articolo analizzerà le strategie di compliance che consentono agli operatori di superare barriere legali, fiscali e culturali. Verranno confrontate le licenze “hard” e “soft”, esplorati i requisiti anti‑lavaggio e di gioco responsabile, sviscerata la fiscalità internazionale, e infine presentate le tecnologie emergenti che stanno trasformando la gestione della compliance. Il lettore troverà anche riferimenti pratici a Cstrack, un portale informativo dove è possibile consultare le ultime novità normative e le recensioni di piattaforme di scommesse non AAMS.

1. Analisi comparativa dei quadri normativi: licenze “hard” vs. “soft”

Le licenze “hard” sono rilasciate da autorità con una reputazione consolidata a livello globale, come la UK Gambling Commission, Malta Gaming Authority e Curaçao eGaming. Esse impongono requisiti rigorosi: capitale minimo di €1 milione, controlli AML certificati, e obblighi di protezione del giocatore (limiti di perdita, meccanismi di auto‑esclusione).

Le licenze “soft”, invece, sono autorizzazioni locali spesso limitate a specifici tipi di gioco o a una fascia di mercato ristretta. I requisiti di capitale sono più bassi (da €100 000 a €250 000), i controlli AML possono essere meno articolati e le politiche di protezione del giocatore sono generalmente più flessibili.

Caratteristica Licenza “hard” (UK, Malta, Curaçao) Licenza “soft” (locale)
Capitale minimo €1 milione €100 000‑€250 000
Controlli AML Verifica continua, audit annuale Verifica periodica, meno frequente
Protezione del giocatore Limiti di deposito, self‑exclusion obbligatori Limiti opzionali, auto‑esclusione su richiesta
Tempo di rilascio 6‑12 mesi 2‑4 mesi
Percezione di affidabilità Alta (RTP medio 96 % garantito) Media‑bassa

La scelta della licenza influisce direttamente sulla velocità di ingresso in un mercato: una licenza “soft” permette di lanciare rapidamente una piattaforma in un paese emergente, ma può compromettere la fiducia dei giocatori, soprattutto quando si tratta di bonus di benvenuto elevati o di giochi live streaming. Al contrario, una licenza “hard” richiede più tempo per l’ottenimento, ma offre un vantaggio competitivo in termini di credibilità, facilitando partnership con fornitori di contenuti premium e con istituti bancari per le transazioni.

2. Strategie di adeguamento alle normative anti‑lavaggio (AML) e di gioco responsabile

Obblighi AML globali

A livello internazionale, le normative AML si fondano su tre pilastri: conoscenza del cliente (KYC), monitoraggio delle transazioni e segnalazione di attività sospette (SAR). I casinò online devono verificare l’identità del giocatore mediante documenti ufficiali, confrontare i dati con liste di sanzioni e mantenere un registro delle transazioni superiori a €10 000.

Politiche di gioco responsabile

In Europa, le autorità richiedono limiti di deposito settimanali (es. €1 000), strumenti di auto‑esclusione integrati nei profili utente e l’accesso a linee di supporto psicologico. In Asia, paesi come le Filippine richiedono avvisi di rischio prima di ogni deposito e la possibilità di impostare limiti di tempo di gioco. In America Latina, la normativa brasiliana prevede il blocco automatico delle scommesse per i giocatori che superano un determinato numero di sessioni consecutive.

Casi studio

  • Operator A ha introdotto un sistema di intelligenza artificiale che analizza in tempo reale le sequenze di puntate su slot a volatilità alta. Il motore identifica pattern anomali (es. 10 000 spin in 5 minuti) e attiva una notifica di revisione KYC. Dopo sei mesi, le segnalazioni di frode sono diminuite del 27 %.
  • Operator B ha implementato una piattaforma di verifica dell’identità basata su riconoscimento facciale e blockchain. Il processo, completato in 30 secondi, ha ridotto il tasso di abbandono della registrazione dal 18 % al 9 %.

Strumenti pratici

  • Lista di controllo AML
  • Verifica documento d’identità (passaporto, patente).
  • Controllo contro liste PEP e sanzioni.
  • Monitoraggio transazioni > €5 000.
  • Reportistica SAR mensile.

  • Misure di gioco responsabile

  • Limiti di deposito giornalieri/settimanali personalizzabili.
  • Pulsante “Pausa” visibile in tutte le sezioni live streaming.
  • Accesso a un centro di assistenza 24/7 per dipendenza da gioco.

Le tecnologie AI e blockchain stanno diventando alleati imprescindibili per soddisfare questi requisiti, riducendo al contempo i costi operativi.

3. Fiscalità internazionale: strutture societarie e piani di tassazione ottimizzati

Differenze di tassazione

Le giurisdizioni differiscono notevolmente nella modalità di tassazione. In Regno Unito, la tassa è applicata sul profitto netto (circa 19 %), mentre in Italia si paga un’imposta sul revenue delle attività di gioco (15 % sul lordo) più un contributo al Fondo di Gioco Responsabile. In Canada, la tassazione è sul profitto ma varia per provincia (Ontario 13 %, Quebec 12 %).

Strutture societarie più diffuse

  1. Holding offshore – Società madre registrata in un paradiso fiscale (es. Isole Cayman) che detiene le licenze e gestisce il cash flow.
  2. Filiale locale – Entità costituita nel paese di operatività, responsabile della conformità fiscale locale e della gestione delle risorse umane.

Queste strutture permettono di sfruttare accordi di doppia imposizione, ottimizzando il carico fiscale complessivo.

Riforme fiscali recenti

  • Italia: dal 2024 è stata introdotta una riduzione del 2 % sulla tassa di gioco per operatori con fatturato annuo inferiore a €10 milioni, incentivando l’ingresso di nuovi player.
  • Spagna: il governo ha alzato il contributo al fondo di gioco responsabile dal 0,5 % al 1 % del revenue, spingendo gli operatori a rivedere i propri modelli di pricing.
  • Canada: la provincia di Alberta ha introdotto un credito d’imposta del 5 % per le spese sostenute in tecnologie di compliance (AI, RegTech).

Come gli operatori si stanno adeguando

Molti casinò hanno ristrutturato le proprie holding, creando una “layer” intermedia in Malta per beneficiare del regime fiscale più favorevole (tassa sul profitto del 5 %). Altri hanno avviato joint venture con partner locali per condividere il carico fiscale e accelerare l’ottenimento di licenze “soft”.

Per chi desidera approfondire le implicazioni fiscali specifiche, Cstrack offre una sezione dedicata alle guide fiscali per le scommesse non AAMS, dove è possibile trovare esempi pratici e checklist aggiornate.

4. Adattamento culturale e linguistico nella documentazione di compliance

Importanza della localizzazione

Una politica di privacy redatta esclusivamente in inglese può risultare incomprensibile per gli utenti in Germania o in Brasile, compromettendo la trasparenza richiesta dal GDPR o dalla LGPD. Tradurre termini di servizio, condizioni di bonus di benvenuto e procedure di reclamo nella lingua madre dell’utente aumenta la fiducia e riduce il rischio di contestazioni legali.

Specificità culturali

  • Paesi musulmani: la legge islamica proibisce il gioco d’azzardo; tuttavia, alcuni operatori offrono “gaming entertainment” separato dal betting tradizionale, con avvertenze chiare e opzioni di donazione a enti caritatevoli.
  • Nord Europa: le normative svedesi richiedono una dichiarazione esplicita sull’RTP (Return to Player) delle slot, con soglie minime del 95 %.
  • America Latina: in Messico, le autorità richiedono che le offerte promozionali includano un avviso sul rischio di dipendenza, tradotto in spagnolo e in lingua indigena dove applicabile.

Linee guida pratiche

  1. Uniformità del brand – Mantieni lo stesso tono di voce e layout grafico in tutte le versioni linguistiche.
  2. Glossario normativo – Fornisci un glossario dei termini chiave (KYC, AML, RTP) tradotto e con note esplicative.
  3. Procedura di reclamo multicanale – Offri moduli di reclamo sia online che via email, disponibili in almeno tre lingue per i mercati target.

Esempio di documentazione localizzata

Un operatore che vuole lanciare una promozione “bonus di benvenuto 200 % fino a €500” in Polonia dovrà:

  • Tradurre il disclaimer in polacco, includendo la frase “Gry hazardowe mogą prowadzić do uzależnienia”.
  • Specificare il limite di deposito settimanale (€1 000) e la possibilità di auto‑esclusione tramite il pannello “Responsabilità”.
  • Inserire il logo della Polskiej Agencji Rozwoju Przedsiębiorczości, riconosciuto come ente di certificazione locale.

Cstrack fornisce modelli di policy tradotte in più lingue, utili per chi desidera standardizzare la propria documentazione senza dover partire da zero.

5. Tecnologie emergenti a supporto della compliance globale

Blockchain per la tracciabilità

La blockchain consente di registrare ogni transazione di gioco in un ledger immutabile. Alcuni casinò hanno adottato token ERC‑20 per i pagamenti, garantendo trasparenza sul flusso di fondi e facilitando le verifiche AML da parte dei regulator. Inoltre, la tecnologia permette di certificare la licenza di gioco: un QR‑code sulla pagina “Licenza” punta a un hash blockchain che dimostra l’autenticità del documento.

RegTech per l’automazione

Le piattaforme RegTech offrono moduli di reporting automatico conformi alle specifiche di ciascuna giurisdizione (es. FATF, AMLD5). Un sistema integrato può generare SAR entro 24 ore dall’identificazione di un’attività sospetta, riducendo il rischio di sanzioni. Alcuni provider includono dashboard di rischio che aggregano KYC, monitoraggio delle transazioni e segnalazioni di gioco problematico in un’unica interfaccia.

Intelligenza artificiale e personalizzazione

L’AI può analizzare i pattern di puntata per identificare giocatori a rischio di dipendenza, suggerendo limiti personalizzati di tempo o deposito. Inoltre, algoritmi predittivi valutano la probabilità di audit normativo, avvisando i manager di possibili lacune nella documentazione. Un caso recente vede un operatore utilizzare AI per ottimizzare le offerte live streaming, garantendo che le promozioni rispettino le normative sui bonus in ciascuna regione.

Tendenze future

  • Normative basate su dati: i regulator richiederanno report in tempo reale su metriche di volatilità e RTP, spingendo gli operatori a integrare API di reporting.
  • Collaborazioni regulator‑operator: sandbox regolamentari consentiranno di testare nuove funzionalità (es. scommesse su e‑sport) in ambienti controllati, accelerando l’adozione di innovazioni senza violare le norme.
  • Standard di interoperabilità: si prevede l’emergere di standard globali per la certificazione di licenze basati su blockchain, facilitando il trasferimento di compliance da un mercato all’altro.

Queste tecnologie non solo semplificano la gestione della compliance, ma trasformano le restrizioni in opportunità di differenziazione, soprattutto per i casinò che puntano a offerte di live streaming con jackpot progressivi e RTP garantiti.

Conclusione

La compliance non è più un semplice requisito legale, ma una leva strategica per l’espansione internazionale dei casinò online. Dalla scelta tra licenze “hard” e “soft”, passando per l’adozione di sistemi AML avanzati, fino alla strutturazione fiscale ottimizzata e alla localizzazione culturale, ogni elemento influisce sulla capacità di conquistare nuovi mercati. Le tecnologie emergenti – blockchain, RegTech e intelligenza artificiale – offrono gli strumenti per rendere la conformità un vantaggio competitivo, trasformando la gestione dei rischi in un driver di crescita.

Operatori che sapranno integrare fluidamente requisiti legali, fiscali e culturali, supportandosi anche su risorse come Cstrack per aggiornamenti normativi, potranno trasformare la compliance da ostacolo a vero motore di differenziazione, garantendo al contempo un’esperienza di gioco sicura e responsabile per i propri utenti.

Orwell, 2 + 2 = 5, de Raoul PECK

Alticiné et Les Cramés nous ont offert ce jeudi 30 avril un bel événement cinématographique, présenté par Jean-Marc, et annoncé depuis février comme un film majeur, par-delà les polémiques sur le foisonnement étourdissant des images et le montage accéléré de quatre fils narratifs parallèles. Film d’une actualité brûlante en ces temps de guerre quasi permanente (pas moins de 36 dans le monde) et de montée en Europe, en Israël et aux Etats-Unis d’une extrême droite arrogante, perverse et apparemment policée. Autant le dire tout de suite : je n’avais pas aimé le film la première fois pour ce bombardement incessant de plans de guerres, de dictatures, d’oppressions, la prolifération vertigineuse des sous-titres et paroles, l’entrecroisement de quatre histoires en une : la vie d’Orwell, évoquée à travers ses écrits, sa correspondance, son séjour sur l’île de Jura en Ecosse (où s’écrit 1984), des extraits d’adaptations cinématographiques de 1984 (notamment celle de Michael Radford avec John Hurt réalisée symboliquement en…1984 ), des images d’archives (sur la guerre d’Espagne, l’arrivée d’Hitler au pouvoir, etc.) et des images d’actualité. Je pense notamment pour cette dernière catégorie à l’interrogatoire serré et musclé de Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, autrefois opposant à Trump, qui a laissé passer pour « fact-checker » (vérificateur de faits) des …suprématistes blancs – par Alexandria Ocasio-Cortez, étoile montante des démocrates américains, et future candidate putative aux présidentielles de 2028 : aux hésitations, au trouble, à la parole contournée et duplice du jeune homme, Mme Ocasio-Cortez oppose une parole franche, courageuse, inquisitrice qui n’hésite pas à aller traquer son adversaire jusque dans ses silences ou ses derniers retranchements… Autre passage très fort : ces images de Donald Trump photographié au milieu de jeunes Noirs ou de minorités latinos auxquelles j’ai pu une poignée de secondes me laisser prendre, non sans y voir très vite de la propagande – style Jean-Marie Le Pen expliquant à la télé dans L’Heure de vérité qu’il n’était pas raciste puisque : regardez le public du studio, il y a un Noir, un Maghrébin…

Très vite, pourtant – et Raoul Peck nous l’annonce – on comprend qu’il s’agit d’images générées par l’Intelligence Artificielle, terrible exemple du mensonge, pire de la subversion du réel, de la confusion entre le mensonge et la vérité qui est le propre des dictatures selon Hannah Arendt dans La Crise de la culture – Jean-Marc nous le rappelle opportunément. Orwell en effet, pour avoir été policier en Birmanie et avoir vécu de l’intérieur l’impérialisme britannique et le colonialisme, source de tous les maux, ne dénonce pas seulement le stalinisme mais tous les totalitarismes, historiques (le nazisme et le fascisme bien sûr) ou actuels : que l’action de son roman se déroule à Londres, capitale de l’Océania (en guerre contre l’Eustasia et l’Eurasia pour détourner l’attention du peuple des problèmes sociaux sur un ennemi extérieur supposé), est symptomatique de notre temps. Aujourd’hui même, après la Hongrie d’Orban (heureusement battu tout récemment) et l’Italie sous Georgia Meloni, la montée du Rassemblement National pourrait conduire à sa victoire, si les forces de progrès et de démocratie ne s’unissent pas pour le combattre. Les media Bolloré ne cessent de proclamer cette victoire comme possible, par le matraquage permanent des mêmes slogans, leur phraséologie mensongère (appuyée sur les termes creux et notions détournées de « wokisme », d' »ensauvagement » de la société, de « grand remplacement », etc.) et leur langage policé, fondé sur le pouvoir performatif des mots : à force de répéter les mêmes choses, d’asséner des post-vérités et des fake-news, on crée une réalité qui n’existait pas.La montée de l’extrême droite s’explique largement par le gain de cette « bataille culturelle » évoquée par Salomé Saqué dans son livre Résister qui démontre et démonte les mécanismes totalitaires de lavage de cerveau, la surveillance généralisée incarnée par l’oeil omniprésent de Big Brother (watching you..)

Alors, oui, il faut revoir un film si on ne l’a guère aimé ou si on a été gêné par certains aspects. Grâce à cette seconde vision, et au débat nourri qui a suivi la projection du film entre désenchantement et sursaut démocratique, j’ai vraiment aimé ce film dont le montage m’est apparu dans toute sa subtilité (tel ce souffle de George Floyd étouffé aux USA par la police, ce « I can’t breathe » que prolonge le souffle coupé de George Orwell souffrant de la tuberculose), dont l’évidence actuelle m’a enfin sauté aux yeux, par-delà la confusion apparente du propos qui mime celle de notre monde, entretenue par les fachos de tout poil. Oui, ce fil est indispensable, et salutaire malgré son pessimisme noir parce qu’il appelle à dénouer les fils, à comprendre les mécanismes de l’aliénation totalitaire, de la « servitude volontaire » déja dénoncée au XVIème siècle par Etienne de La Boétie. La contre-utopie orwellienne est devenue la réalité – ou si l’on préfère, la réalité rejoint et dépasse même la fiction. Les trois slogans totalitaires de 1984 – « la liberté, c’est l’esclavage – l’ignorance, c’est la force – la guerre, c’est la paix » – sont illustrés et mis en oeuvre chaque jour : sur la guerre à Gaza, Natanyahou, parlant de « pacification » pour justifier son génocide ne dit pas autre chose ; les media travaillés par la propagande du RN ou de Reconquête entretiennent la confusion et le mensonge pour nous anesthésier (comme disait une spectatrice) ; et les peuples déboussolés par les crises économiques se donnent aux dictateurs qui, financés par des milliardiares, leur font croire qu’ils sont proches d’eux et vont résoudre tous les problèmes sociaux – de pouvoir d’achat, de chômage et de misère…Voyez les 2 élections de Trump !

Oui, ce film est indispensable et finalement pédagogique si l’on veut bien le décrypter et ne pas tomber dans le déclinisme ou les « 2 minutes de la haine » fanatisant les foules contre l’ennemi Goldstein dans 1984. Nous sommes en plein novlangue, en plein euphémisme mensonger, retournant la vérité en mensonge en amoindrissant le réel – même si le propos du livre va plus loin que le film en montrant que supprimer des mots, c’est appauvrir le langage, c’est peu à peu annihiler la pensée… Raoul Peck fait défiler en couleur de nombreuses équations langagières perverses illustrant dans notre société cette perversion du langage : la « pacification » ou « l’opération spéciale » (de Poutine en Ukraine) pour la guerre d’agression impérialiste, mais aussi, dans le langage socio-économique de nos démocraties de plus en plus illibérales ou de l’extrême-centre macroniste,  » « l’optimisation » pour l’évasion fiscale, « plan social » pour licenciement massif, « simplification administrative » pour coupes sombres ou suppressions de postes de fonctionnaires, « libération de l’économie » pour ultra-libéralisme, etc.

Doit-on désespérer comme le craint une spectatrice ? Non, il reste l’effort de l’intelligence, le combat collectif et militant, et l’amour, dans 1984, de Julia et Winston Smith, ultime résistance – fût-elle finalement broyée (mais ce n’est qu’un livre) par la dictature. La conscience politique et la culture pour tuer dans l’oeuf ces bacilles qui encadrent le film, bacilles de Koch qui gangrènent les poumons d’Orwell, bactérie de la peste brune.

(portrait de George Orwell)

Claude

A ECOUTER UNE EXCELLENTE EMISSION DE C POLITIQUE DIMANCHE 3 MAI qui ne saurait mieux tomber car elle porte sur ce sujet même : « LA VERITE : VIVONS- NOUS UN MOMENT ORWELLIEN ? » (disponible bientôt en replay)

[Je me permets de joindre à cet article une chanson que j’ai écrite, « Les nouveaux fachos » avec la musique et le texte et qui figure sur mon 1er CD, prévu pour le 10 mai, Arbres de vie, de Claude Sabatier]