




Chers amis Cramés de la Bobine, bonjour,
Juillet et août sont les mois où les Cramés de la Bobine programment les films qu’ils regrettent de ne pas avoir choisis, faute de place, lorsqu’ils sont sortis. De son côté l’Alticiné nous sert également des films fabuleux.
Et puis, il y a le festival de Prades où traditionnellement des Cramés de la Bobine se rendent, nous y étions une dizaine cette fois. Claude a déjà publié trois beaux articles sur les films de Stéphane Brizé qui était l’une, disons la principale vedette du Festival. Claude en produira certainement d’autres, nous comptons sur lui, c’est un peu le festival de Prades qu’il nous restitue. Et comme chaque année Dominique nous fait parvenir son journal de Prades 2025 que nous publierons dès demain, pour ma part, je l’attendais comme on attend le pain tout chaud du boulanger….
Certes, il y a Prades mais il n’y a pas que Prades, la preuve : l’article de Marie-No sur « l’accident de piano « …Et puis peut-être avez-vous vous aussi envie d’écrire un article sur l’un des bons films que vous avez visionné ? C’est facile, écrivez-moi, et je vous fais parvenir un mot de passe. Au plaisir de vous lire.
Bonnes vacances .
georges.joniaux45@orange.fr

Chers Amis Cramés de la Bobine,
Merci de visiter notre site. Vous avez un peu de temps, alors une petite distraction ?
Pourquoi ne pas regarder ce court métrage ?
Le Grand Bain – Nager sur place – Un court métrage de …
Bonne Vision !
Georges
PS : Et pour envoyer vos articles :
georges.joniaux45@orange.fr
Sélectionner des films pour nous aux Cramés de la Bobine consiste le plus souvent à visionner des films avant qu’ils ne soient programmés à l’Alticiné. Or, chaque année, l’Association des Cinémas du Centre organise, outre des journées de prévisionnement, quatre jours de rencontres cinématographiques. Y voisinent des Directeurs de Salles, des représentants d’associations ou de collectivités locales, et autres personnes concernées par les projections de films dans leurs villes. Cette année du 21 au 24 Novembre c’était à Bourges. Nous y avons vu des films de belle facture, les voici accompagnés de nos avis :
La Pie Voleuse de Robert Guédiguian, 1H38 France

Maria n’est plus toute jeune et aide des personnes plus âgées qu’elle. Tirant le diable par la queue, elle ne se résout pas à sa précaire condition et, par-ci par-là, vole quelques euros à tous ces braves gens dont elle s’occupe avec une dévotion extrême… et qui, pour cela, l’adorent… Pourtant une plainte pour abus de faiblesse conduira Maria en garde à vue…
Notre Avis : Avec l’équipe habituelle, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Melan, le film dure peu, 1H38 et franchement, un film au contenu un peu répétitif sur une » voleuse « et des volés sentimentaux. Ce n’est pas le meilleur Guediguian mais vous irez le voir si vous aimez cette célèbre équipe.
Jouer avec le Feu de Delphine et Muriel Coulin 1H58 France

Pierre élève seul ses deux fils. Louis, le cadet, réussit ses études et avance facilement dans la vie. Fus, l’aîné, part à la dérive. Fasciné par la violence et les rapports de force, il se rapproche de groupes d’extrême-droite, à l’opposé des valeurs de son père. Pierre assiste impuissant à l’emprise de ces fréquentations sur son fils. Peu à peu, l’amour cède place à l’incompréhension…
Notre avis : Avec Vincent Lindon, Benjamin Voisin… Le film dure 1H58, c’est bien joué, mais un peu attendu et peu convaincant . Là encore on y va pour les acteurs.
My sunshine de Hiroshi Okuyama 1H30 Japon

Sur l’île d’Hokkaido, l’hiver est la saison du hockey pour les garçons. Takuya, lui, est davantage subjugué par Sakura, tout juste arrivée de Tokyo, qui répète des enchaînements de patinage artistique. Il tente maladroitement de l’imiter si bien que le coach de Sakura, touché par ses efforts, décide de les entrainer en duo en vue d’une compétition prochaine… À mesure que l’hiver avance, une harmonie s’installe entre eux malgré leurs différences. Mais les premières neiges fondent et le printemps arrive, inéluctable.
Un film qui induit des réminiscences de Billy Eliot pour la danse, (ici, c’est sur patin à glace) à Million Dollar Baby (pour l’entraineur). Mais ces réminiscences ne sont pas le film qui nous montre un jeune un peu maladroit en sport mais que fascine une jeune patineuse… Et qui s’initie avec une détermination peu commune. Et rien que les efforts de ce jeune mérite le film. Qu’est-ce qui le détermine ainsi, quelles sont les sources de sa motivation, elles sont très diverses et c’est un autre charme du film.
Mémoire d’un escargot, d’Adam Eliot, un film d’animation ! 1H34 Australie

A la mort de son père, la vie heureuse et marginale de Grace Pudel, collectionneuse d’escargots et passionnée de lecture, vole en éclats. Arrachée à son frère jumeau Gilbert, elle atterrit dans une famille d’accueil à l’autre bout de l’Australie. Suspendue aux lettres de son frère, ignorée par ses tuteurs et harcelée par ses camarades de classe, Grace s’enfonce dans le désespoir. Jusqu’à la rencontre salvatrice avec Pinky, une octogénaire excentrique qui va lui apprendre à aimer la vie et à sortir de sa coquille…
Notre avis : Tellement beau ! Ouvrez bien les yeux !
Le Pays de nos Frères de Raha Alirfazi et Alireza Ghasemi 1H35 Iran

Iran années 2000 : dans l’ombre de l’invasion américaine, une famille élargie de réfugiés afghans tente de reconstruire sa vie dans « le pays des frères ». Une odyssée sur trois décennies où Mohammad, un jeune étudiant prometteur, Leila, une femme isolée et Qasem qui porte le poids du sacrifice pour sa famille, luttent pour survivre à ce nouveau quotidien incertain.
Note avis : Très beau film, soutenu par Ciclic, qui raconte l’Iran comme tous les réalisateurs le font, avec force et finesse à la fois. C’est fou ce que cette dictature est impuissante à détruire l’intelligence de son peuple et de ses créateurs. A voir !
Maman Déchire d’Emilie Brisavoine, documentaire 1H20 France :

Emilie fait un film pour tenter de saisir le plus grand mystère de l’univers : sa mère, Meaud. Enfant brisée, mère punk, grand-mère géniale, féministe spontanée, elle fascine autant qu’elle rend dingue. Une odyssée intime, un voyage dans le labyrinthe de la psyché.
Notre avis : Avec la présence de cette jeune réalisatrice dont c’est le deuxième documentaire. Film très personnel, un exposé de conflictualités plutôt intimes qui déborde un peu le cadre du cinéma.
Mon Gâteau Préféré de Maryam Moghadem et Behtsah Sanaeeha- 1H37 Iran

Mahin a 70 ans et vit seule. Un jour, elle décide de rompre avec sa routine et de réveiller sa vie amoureuse. Une rencontre inattendue se transforme alors en une soirée inoubliable.
Notre avis : Deux interprètes : Lily Farhadpour et Esmail Mehrabi, sont formidables. Et si la toile de fond du film est toujours l’Iran d’aujourd’hui, (d’ailleurs c’est un quasi huis- clos) c’est tellement original. A voir !
A Bicyclette de Mathias Mlekuz avec Philippe Rebot 1H29 France

De l’Atlantique à la mer Noire, Mathias embarque son meilleur ami Philippe dans un road trip à bicyclette.
Ensemble ils vont refaire le voyage que Youri, son fils, avait entrepris avant de disparaitre tragiquement.
Une épopée qu’ils traverseront avec tendresse, humour et émotion.
Notre avis : Deux personnages très attachants et sensibles « même si le motif du périple est grave et émouvant,il y a quand même de nombreuses scènes très drôles, ce qui en fait un film dont on ne sort pas déprimé « .
Mon inséparable d’Anne Sophie Bailly 1H34-France

Mona vit avec son fils trentenaire, Joël, qui est « en retard ». Il travaille dans un établissement spécialisé, un ESAT, et aime passionnément sa collègue Océane, elle aussi en situation de handicap. Alors que Mona ignore tout de cette relation, elle apprend qu’Océane est enceinte. La relation fusionnelle entre mère et fils vacille.
Notre avis : Avec Laure Calamy , film sympathique sur le sujet du handicap.. Qu’on peut voir à la rigueur.
Bird de Andréa Arnold 1H58 France-Grande-Bretagne-USA-Allemagne

À 12 ans, Bailey vit avec son frère Hunter et son père Bug, qui les élève seul dans un squat au nord du Kent. Bug n’a pas beaucoup de temps à leur consacrer et Bailey, qui approche de la puberté, cherche de l’attention et de l’aventure ailleurs.
Notre avis : Un portrait intelligent d’une jeune fille qui avance dans la réalité crue de personnages déjantés … et qui peut se révéler magique.Un film à voir absolument.
Black Dog film Chinois de Guan Hu 1H50 Chine

Lang revient dans sa ville natale aux portes du désert de Gobi. Alors qu’il travaille pour la patrouille locale chargée de débarrasser la ville des chiens errants, il se lie d’amitié avec l’un d’entre eux. Une rencontre qui va marquer un nouveau départ pour ces deux âmes solitaires.
Notre avis : « Black dog » qui nous a beaucoup impressionnée dire que le personnage sort de prison et qu’il ne trouve comme humanité accueillante que celle d’un chien qui comme lui est rejeté. Ça c’est du cinéma!
Tout Ira Bien de Ray Yeung 1H33 (Hong-Kong)

Angie et Pat vivent le parfait amour à Hong Kong depuis plus de 30 ans. Jamais l’une sans l’autre, leur duo est un pilier pour leurs parents et leurs amis. Au brusque décès de Pat, la place de Angie dans la famille se retrouve fortement remise en question…
Notre avis : Beau film, le scénario est simple et prenant à la fois, (Lin-Lin Lie dans Angie le personnage principal joue un rôle dramatique sur mesure, ce film vaut également pour son final…
Sarah Bernhardt, La Divine de Guillaume Nicloux,

Notre avis : Avec dans le rôle principal Sandrine Kiberlain : c’est un film biopic bien fait, bien joué, un rôle dont S.K est capable , conçu pour attirer un large public, particulièrement ceux nombreux qui aiment les biopics…
–Projection en Présence de Hejer Charf Lundi 27.11 à 20h30– à l’Alticiné! –
ENTRETIEN AVEC LA RÉALISATRICE
Un voyage immobile en forme de symphonie poétique et politique « Années en parenthèses 2020-2022 », de Hejer Charf

Sylvie Braibant : Plus que vos autres films, celui-ci n’est-il pas une déambulation politique, poétique et esthétique ?
Hejer Charf : Pour moi, poétique et politique sont intimement liés. C’est par le poétique que j’essaye de dire le politique, avec pour référence première, Pier Paolo Pasolini : « dire le politique avec les armes de la poésie ». Il ne s’agit pas de faire des films en forme de tracts ou de slogans. C’est par la poésie et ce qu’elle comporte en elle de concision, de charge indirecte, que l’on peut dire le politique.Bien sûr que je suis une citoyenne engagée mais quand je fais du cinéma, mes idées ne préexistent pas au film. C’est le cinéma et lui seul qui dicte le film. C’est par la poésie, par une recherche formelle esthétique que j’essaye de faire de chaque film une proposition de cinéma.

SB – Pour prolonger cette réflexion sur l’esthétique et le cinéma, plusieurs mots surgissent lorsque ces « Années en parenthèses » se referment : kaléidoscope, patchwork, mosaïque, pluriel, polysémie, polyglotte…
Hejer Charf – Tous ces mots décrivent le film ! C’est effectivement un patchwork, une série de portraits… Le défi est arrivé avec le montage. Il fallait éviter de rester dans le linéaire, dans un formatage. La cohabitation et la coexistence de nos pluralités ont surgi avec le montage, au moment de réunir, d’enchaîner ces participations envoyées du monde entier. Comment les mettre ensemble ? Comment ne pas faire oublier que nous sommes cette polysémie, ce patchwork, et que nous existons dans cette hétérogénéité. Je me suis inspirée du cinéaste Artavazd Pelechian, orfèvre de l’association des images et sons, théoricien du « montage à distance ». Pour lui, quand deux plans se ressemblent, il faut les décoller et y insérer autre chose, afin de parvenir à un « montage à contrepoint, circulaire ». Godard aussi dit que deux plans doivent être distants, et c’est leur association par le montage qui leur donne leur force. 1 + 1 = 3 – un plan + un plan aboutissent à une troisième image. Chris Marker est aussi très présent dans mon film au montage.
Quand je regarde un film, ce que je vois d’abord, c’est le montage.
SB – La texture du film vient aussi de ces images issues de sources si différentes : caméra, téléphone portable, zoom, archives, photos – le virus et le confinement ont-t-ils imposé cette forme ?
Hejer Charf – Quand j’étais coincée à Montréal, avec un confinement très sévère, j’ai réfléchi à « que faire ? » et « comment faire ? ». Contrairement à des proches qui pouvaient continuer à peindre ou à écrire, j’ai réalisé à quel point, avec le cinéma, on dépendait des autres, de celui ou celle que je ne pouvais plus filmer par exemple. Et même pour aller filmer des paysages, des rues, c’était très compliqué – j’ai quand même réussi à le faire… Alors j’ai demandé à beaucoup de gens de m’envoyer des images, tout ce qu’ils voulaient, muettes ou sonores, c’était comme si j’envoyais une bouteille à la mer. Et beaucoup ont répondu ! Par défi, et par respect, j’ai tout pris, tout ce qui m’a été envoyé. J’ai reçu des vidéos, des images prises par leurs cellulaires, des sons, et j’ai tout mis ensemble. J’ai tout intégré dans le film, je n’ai rien rejeté. Et j’ai conjugué tout cela avec mes images et mes sons à moi. D’une certaine manière cela m’a libérée de cette dépendance à toujours filmer les autres. J’ai redonné à celles et ceux que je filme d’habitude le pouvoir sur leurs images. Cela donne un autre rapport au cinéma, même si j’interviens après, avec le montage.
Nous étions confinés et pourtant le monde était en ébullition avec des mouvements partout comme « Black Lives Matter », l’accentuation des inégalités sociales. Alors puisque je ne pouvais pas aller vers le monde, j’ai fait venir le monde à moi. C’était très satisfaisant. Quand j’ai commencé à recevoir toutes ces images et sons, c’était comme si je voyageais. Je ne tenais pas compte de la « qualité » des images. C’est seulement après que le travail technique est intervenu sur les images et les sons pour obtenir une qualité « cinématographique ».

SB – La vie et la mort se croisent sans cesse au cours de ces années entre parenthèses…
Hejer Charf – C’est la pandémie, celle où les gens se battent tellement pour la vie. C’est cela aussi le cinéma, c’est raconter le péril et ce qui sauve comme dit Hölderlin. J’aime filmer le réel, mais aussi aller au-delà du réel. D’ailleurs, dans tout ce que j’ai reçu, il y avait peu de choses très pessimistes. Ils et elles, dans cet exercice de création, cherchaient et révélaient le positif au cœur de la pandémie.
SB – Il y a aussi dans ce film une déclaration d’amour au cinéma…
Hejer Charf – C’est que le cinéma me manquait ! Même ce cinéma « artisanal » que je pratique où je fais presque tout moi-même… Le cinéma l’emporte toujours ! J’essaye que chaque film que je monte soit une ‘’proposition’’ de cinéma, de « l’art et essai » non formaté.
SB – D’un film à l’autre, dans votre œuvre, on retrouve en fil conducteur une réflexion sur le récit écrit par les dominants de l’histoire des dominés… En témoignent encore ces « Années en parenthèse »…
Hejer Charf – L’histoire du cinéma est écrite par les vainqueurs, par des Blancs, surtout des hommes, elle est sous-tendue par des réflexions hétéro-normatives. Aujourd’hui des tentatives sont menées pour déconstruire ce récit. Ainsi, je tisse mon propre récit, pas seulement parce que je suis arabe ou immigrée, mais je veux intégrer les marginalisés, les femmes. Les réalisatrices américaines Kelly Reichardt ou Nina Menkes mènent un travail formidable en ce sens. C’est important pour moi d’écrire et réaliser des films en tant que femme, arabe, canadienne immigrée, et ainsi de déconstruire l’esthétique et le récit dominants. Je ne sais pas comment va être écrite au cinéma l’histoire de l’épidémie du Covid 19… Mais jusque là, elle a été gérée par les « nantis ». Il suffit de regarder comment les vaccins ont été répartis dans le monde, par exemple entre mes deux pays : la surabondance au Canada, la pénurie en Tunisie… Quand je me suis engagée dans le film, je pensais au sens premier de « pandemos » : « qui concerne tous les peuples », « common to all the people »…

Télérama : “Coup de chance” de Woody Allen : ennui à Paris
Le Parisien : On nous promettait un polar vénéneux à la « Match Point » On a vu une banale histoire d’adultère qui manque cruellement de piment.
Les Inrocks : « Coup de Chance » : on a vu le vaudeville consternant…
Mondo Ciné : « Coup de chance », ça ne dure qu’une petite heure et demie. Mais c’est presque déjà trop pour un film qui s’éclate au sol de par sa mollesse.
La croix : Le vaudeville déraille dans cette comédie policière loufoque qui, malgré les efforts de ses acteurs français, ne parvient jamais à trouver le ton juste.
Le Monde : « Coup de Chance », vaudeville à la papa de Woody Allen, a fait sa première mondiale à la Mostra de Venise.
On peut se demander si Woody Allen fait de moins bons films où si l’époque et les moeurs ne lui sont plus favorables. En dépit d’un certain conformisme de ces critiques (il y en aussi de bonnes), non pour s’en distinguer mais parce que Woody Allen est l’un des réalisateurs des plus marquants et créatifs, nous sortons de l’Alticiné, qui lui n’a pas hésité a programmer ce film de Woody Allen.
Nous l’avons beaucoup aimé. Woody Allen dépeint une société riche (on ne sait pas toujours comment), hypocrite, futile et cancanière, kitchissime. Survient une rencontre en forme de bluette qui prend des allures sérieuses et se complique.
Comme c’est un film de Woody Allen, les décors, vêtements, cadrage sont impeccables et il y a la lumière si typique de tous ses films… Et puis, presque comme toujours, il y a ce jazz, il rythme les différentes séquences autant sans doute que la vie même du réalisateur, particulièrement ici Milt Jackson du Moderne Jazz Quartet.
Ce film est typique de l’univers de Woody Allen. Il évoque en effet des thèmes que nous avons vus dans Match Point, ou l’homme irrationnel et bien d’autres… un air de famille. Mais il est aussi sous son côté badin, l’un des films les plus ironiques, avec un final d’humour noir typique de Woody Allen. Dans ce film tout y passe : l’ostentation, le cynisme, la violence cachée, la fausseté des apparences et des sentiments, et comme souvent dans ses films l’infinie question du mal, il y a aussi le hasard avec ses probabilités improbables jusqu’à l’absurde…(Et en effet, il n’y a pas de hasard puisqu’il y a un scénario). Il faut voir ce film et se le représenter ensuite depuis sa dernière image.
Quant au casting, vous le connaissez, les acteurs sont très bien et puis… tourner dans un film de Woody Allen tout de même !
« Coup de chance », c’est un beau titre pour nous aussi, car coup de chance, nous l’avons vu.
Georges


La vocation des Ciné-Rencontres de Prades est d’œuvrer à une meilleure diffusion des films d’auteurs. Ce festival international de cinéma se tient chaque été depuis 1959 au pied des Pyrénées catalanes
Et cette année encore plusieurs Cramés de la bobine y étaient

La sélection « Solveig Anspach » met en lumière des premiers films et le prix a été décerné cette année à Wet Sand de Elene Naverlani.
Nous proposerons très prochainement ce film dans notre programmation pour le partager avec tous les spectateurs de l’Alticiné !
Amis Cramés de la Bobine, bonjour,
Vous souhaitez lire le Site des Cramés de la Bobine, prendre connaissance de la programmation du moment, où faire n’importe quelle recherche…photos, dossiers de presse, historique, articles de présentation, le site est à vous!
Cliquez sur la colonne de gauche en rouge : le site des Cramés de la Bobine… Bon voyage.
Chers amis Cramés,
Je me permets de faire un peu de pub pour la visioconférence Zoom que je vais donner vendredi 9 avril, de 15 h à 16 h 30 sur Quatrevingt-treize, le grand roman de Victor Hugo, dans le cadre de l’Université du Temps Libre de Montargis, qui poursuit ses activités malgré le contexte sanitaire et auprès de laquelle il faut s’inscrire si l’on est intéressé. En espérant vous retrouver bientôt pour la réouverture des cinémas et la reprise de nos activités.
Amitiés
Claude Sabatier
La cuisine a toujours inspiré le cinéma, de Fatih Akim pour Soul Kitchen, à La Grande Bouffe de M. Ferreri, en passant par G. Axel pour le Festin de Babette, elle nous a régalé l’œil et mis bien souvent l’eau à la bouche
Pour tous, les crames de la bobine, la contribution à ce mariage savoureux fut nos nombreux buffets lors de nos événements dans des temps moins troublés.
En souvenir de ces beaux moments, en espérant très vite des jours meilleurs, je vous propose un petit clin d’œil culinaire : la recette du cheesecake.
Tout d’abord, un peu d’histoire :
Pierre Hermé dans son livre : « Rêves de pâtissier » (Ed La Martinière 2011, page 88) nous dit / » Les Grecs et les romains se régalaient déjà d’une sorte de gâteau du nom de « placenta « ou » libium, préparé à base de semoule et de farine de blé, garni avec de la crème de fromage de brebis et du miel.
Comment avec un tel passé, ce gâteau est-il devenu, au XX siècle, le symbole de la pâtisserie américaine et plus précisément new-yorkaise ? Le fromage en est la cause !
En 1872 William Lawrence, un crémier transforma le fromage frais en cream cheese qu’il commercialisa sous le nom de Philadelphia.Naturellement, il y a une vie pour le cheesecake en dehors de New-York.
En Italie, en France, en Europe de l Est, on le prépare avec du mascarpone, de la ricotta, ou du fromage blanc.
La recette du cheesecake est une sorte d’auberge espagnole ou chacun entre et sort à sa guise. Quoi de plus normal au pays du melting-pot !
Voici la recette :
Ingrédients
250gr de Spéculos
125gr de beurre
125gr de sucre
500gr de philadelphia
2 œufs
125 gr de crème fraiche
vanille
zeste de citron jaune
Hachez les biscuits à la machine, y ajouter le beurre fondu, mélangez pour faire une pate.
Etalez la dans un moule en remontant un peu sur les bords.Mettre au frais.
Mélanger la philadelphia avec la crème, le sucre, les œufs, la vanille et le zeste.
Etalez sur la pate froide.
Mettre au four à 170° pendant 30mn
Cette recette est pour un moule à manqué (moule à bords hauts) de 24 cm.Elle est pour 6 pers.
Bonne gourmandise !
Eliane B.
