Le Journal de Dominique-Prades 2026 (1)

            Fini les repas pris en commun : dans le catalogue du festival se trouve un plan de Prades avec les restaurants partenaires. Mais les Cramés qui ont testé regrettent de ne pas avoir pu finir leur repas (pas assez de temps entre midi et 14h + il y a d’autres clients à servir) et que les prix de certains d’entre eux soient trop élevés.

            De plus (last but not least), comment dans ces conditions partager sa table avec Michel Leclerc ou Stephen Frears ? 

            Je commence ma journée cinématographique à 17h…

            (Auparavant, projection de Butch Cassidy et le kid -zappé pour l’avoir revu il y a quelque temps- dans le cadre d’un hommage à ″Robert Redford le magnifique″)

            … avec Joachim Trier…

            (Il n’a pas pu venir, dommage -même si je ne suis pas très fan- ; nous a juste enregistré une petite vidéo)

            … dont les Ciné-Rencontres ont programmé une rétrospective présentée par N. T. Binh qui commence par nous dire quelques mots sur le réalisateur norvégien. Son grand-père maternel était un cinéaste expérimental…

            (Qui, si sa renommée n’a pas dépassé les frontières de son pays, est assez connu dans son pays)

            … et son père chef opérateur : il a donc connu les plateaux de cinéma dès son plus jeune âge. Il a fait ses études de cinéma à Londres, raison pour laquelle son premier court métrage, Pietà

            (2000. « Julian, narrateur de Pietà, raconte l’histoire de la perte de son meilleur ami Jacob. Il ne revoit Rebecca, mère de Jacob, que des années après la mort de son ami[1] »)

            Film de fin d’études)

            … projeté en début de séance, est en anglais.

            A remarquer : depuis ce tout premier film, Joachim Trier n’a eu qu’un seul (co)scénariste, Eskil Vogt, et un seul monteur, le danois Olivier Bugge-Coutté qui a fait un travail remarquable dans le premier long métrage du cinéaste, Nouvelle donne

            (2008. « Depuis l’enfance, Erik et Phillip, unis par une profonde amitié, ont pour ambition de devenir écrivains. Alors que le manuscrit d’Erik est rejeté, celui de Phillip est publié et le jeune homme devient du jour au lendemain une figure de la scène culturelle norvégienne. Cependant, six mois plus tard, Erik et ses amis vont chercher Phillip à l’hôpital psychiatrique[2] »)

            … film hommage à la Nouvelle Vague (va-et-vient entre présent et passé), sorte de Jules et Jim qui ne sont pas amoureux de la même femme mais ont en commun l’ambition de devenir écrivains.

            N. T. Binh définit Joachim Trier comme un cinéaste du 21è siècle nostalgique du 20è.

            (1998. « Isa a vingt ans, son sac à dos pour tout bagage et une « philosophie de la galère » plutôt souriante. Elle débarque à Lille, après d’autres villes de passage, à la recherche de petits boulots. Jamais les mêmes et jamais très longtemps. Son chemin croise celui de Marie, 20 ans, elle aussi. Fille du Nord, solitaire, comme Isa, mais pour d’autres raisons. Marie est sauvage, écorchée, révoltée contre sa condition sociale[3] »)

            … avec Natacha Régnier, actrice belge invitée des Ciné-Rencontres, à qui avait été attribué (ex-æquo avec Elodie Bouchez qui lui donne la réplique)  pour son rôle dans le film le prix d’interprétation féminine à Cannes, avant qu’elle ne reçoive le César du meilleur espoir féminin l’année suivante. Film déterminant pour la comédienne…

            (Merci Erick Zonca pour l’avoir choisie. A un critique qui lui dit, Vous avez fait Natacha Régnier, le cinéaste a eu l’élégance de répondre, Elle s’est faite à travers mon film.) 

            … dont la carrière ensuite décolle.

            Elle doit y faire preuve de douceur et de violence. Au milieu du tournage, elle téléphone à son agent, C’est trop dur. Elle veut arrêter. Il ne lui demande pas de continuer, C’est ton choix. Elle n’abandonne pas et reprend le travail.

            Film vu à sa sortie et jamais revu depuis, je l’avais totalement oublié et le redécouvre avec intérêt. Grégoire Colin : joue un sale type friqué, patron de bars et de boîtes de nuit, qui s’impose, fascine Natacha/Marie et la fait craquer pour mieux la jeter ensuite (elle ne s’en remettra pas) comme une vieille chaussette. 

  

Natacha Régnier

           

            (2026. « Deux demi-sœurs aux approches opposées s’introduisent par effraction dans la maison de leur père décédé pour récupérer ce qu’elles estiment leur revenir, mais découvrent que sa véritable volonté est de réparer les liens qu’il a contribué à briser[4] »)

            … premier court métrage, présenté à Cannes cette année, de Natacha Régnier en tant que réalisatrice.

            C’est la soirée d’ouverture et, avant la projection des films, nous avons droit à différents discours, dont celui de la nouvelle maire de Prades qui rend hommage à la culture, ce qui est réconfortant quand on sait que notre maire nouveau à nous veut, à terme, supprimer le Conservatoire Patricia Petibon, trois pétitions circulent, parmi elles une émane de la chanteuse lyrique elle-même…

            (Une amie me dira, Le maire ne sait peut-être même pas qu’elle est née à Montargis. Et moi j’ajouterai qu’il ne sait peut-être tout simplement pas qui elle est)…

            … « J’apprends, le cœur serré, que des mesures budgétaires soudaines, prises par le nouveau maire RN, mettent en péril, de façon imminente, l’avenir de ce conservatoire prestigieux dont je suis la marraine.

            Native de Montargis, dès l’âge de cinq ans, j’y ai fait mes études jusqu’à ma majorité. Sans cette chance de côtoyer de près l’apprentissage de la musique, je ne vous parlerais pas aujourd’hui à cœur ouvert en tant qu’artiste lyrique internationale et marraine de ce conservatoire.

            Des générations d’élèves y ont été formées dans une diversité culturelle de qualité, mettant en lumière le plaisir de jouer, de jouer ensemble. C’est toute l’histoire de ce lieu, de renommée régionale et internationale, qui est en voie d’être effacée par ces coupes sombres touchant le recrutement des professeurs et l’offre des disciplines.

            La culture n’est pas une variable d’ajustement budgétaire.

            Je lance ce cri d’alarme en vous invitant à vous questionner et à entrer en résistance pour sauver notre conservatoire.

            La culture, c’est le poumon de notre humanité. Dans un monde en constante transformation, et dans un contexte de guerre, n’oublions jamais que la culture est ce qui nous reste quand on n’a plus rien. Ce n’est pas une valeur marchande : c’est celle qui crée le lien. C’est celle qui prend soin de ce qu’il y a de plus précieux en nous.

            Dans une forêt, les grands arbres font de l’ombre aux plus petits afin de les laisser grandir. Laissons nos enfants errer, se nourrir du beau, rêver leur vie ! Ne les privons pas de l’essentiel, ce qui ne s’achètera jamais et fera toujours notre grandeur !

            La musique est la plus belle des politiques parce qu’elle est poétique et qu’elle rassemble les cultures. »

            Patricia Petibon, artiste lyrique, soprano colorature[5]

            Et une autre de Bruno Nottin[6]

            (« Sauvons le conservatoire et la culture à Montargis !

            Après des paroles faussement rassurantes pour ne pas inquiéter, le couperet est tombé en plein cœur de l’été. Le nouveau maire d’extrême droite a décidé de faire 200 000€ d’économies sur les emplois communaux dont 120 000€ de coupes budgétaires sur le conservatoire : suppression de six professeurs, annulation d’une grande partie de la saison musicale portée par un concert des professeurs ainsi que le non renouvellement du poste du pianiste qui part en retraite.

            Et ce n’est que provisoire car entre coupes budgétaires et tarifs d’inscriptions exorbitants pour les usagers extérieurs à la commune, le conservatoire ne s’en relèverait pas. Le scénario du maire annonce un nombre d’élèves en chute libre en passant de 473 élèves aujourd’hui à 132 dans deux ans ! Cela mettrait fin à ce fleuron de la ville qui faisait rayonner Montargis au-delà de l’agglomération.

            Pourtant, grâce à l’énergie déployée, à la qualité du travail accompli au sein du Conservatoire, les résultats sont impressionnants : déjà 370 enfants et adultes ont rempli un dossier de préinscription pour la rentrée, et plus d’une centaine sont encore attendus. Avec ces coupes budgétaires décidées par le maire, tous les élèves ne pourront pas s’inscrire et un tri devra être fait !

            Terriblement injuste pour ceux et celles en cours de cycle qui devaient accéder à des diplômes et qui seront sans solution pour poursuivre leur engagement. De nombreux parents vont avoir la surprise de cette nouvelle dans les médias puisque rien n’a été mis en place actuellement pour les prévenir. Ils vont se retrouver sans solution pour leurs enfants ! C’est parfaitement scandaleux ! 

            Jamais une majorité municipale n’avait osé remettre en cause les crédits alloués au conservatoire. Et bien évidemment, le maire s’était bien gardé de mettre dans son programme municipal cette orientation.

            En s’attaquant ainsi frontalement à un établissement culturel qui participe largement au rayonnement de la ville de Montargis, le maire d’extrême droite continue sa politique d’hyper austérité sur les dépenses de santé, formation et culture.

            Alors que les dépenses de la ville vont augmenter pour acheter des armes et des munitions (+ 78 000 euros), ainsi que pour le marché de Noël (+57 000 euros), le chantier de la nouvelle école aux Closiers ainsi que le projet de médecine intégrative pour les malades du cancer sont à l’arrêt, et les crédits de fonctionnement des écoles sont réduits de 50 000 euros.

            Et c’est maintenant le conservatoire qui est attaqué frontalement et à terme menacé de disparition. Ces choix financiers se font au détriment de l’humain et traduisent bien une orientation anti solidaire, anti éducation, anti formation, anti sociale, anti santé, anti culture, anti avenir. 

            Décidément, l’extrême droite n’aime pas la culture. Lors du dernier conseil municipal, le maire avait fait voter une explosion des tarifs de la saison théâtrale. À l’opposé de cette vision d’un autre âge, nous pensons que la culture devrait être un point important de la gestion municipale, pour l’émancipation individuelle et collective, l’enrichissement intellectuel, l’éveil à la création. C’est tout l’intérêt de mettre les moyens suffisants pour faire fonctionner le conservatoire Patricia Petibon.

            Quel est l’avenir d’une ville qui ne veut plus investir pour les écoles, la formation, la santé ? Quel est l’avenir d’une ville qui détruit la culture ? 

            Signez cette pétition pour que le maire RN, Côme Dunis revienne en arrière et redonne les moyens supprimés au conservatoire !

            Les élus du groupe « Montargis pour tou-te-s » »)

            …à signer d’urgence.

 Comme tous les films de Robert Redford, déjà vus et revus, je zappe Des gens comme les autres, de même que Le fils de Joseph d’Eugène Green (celui-ci, je l’aurais bien revu mais il reste deux séances en ce jour et je vais encore me coucher tard) dans lequel les personnages font les liaisons (depuis, j’appelle ma banque Le Crédit Tagricole) pour commencer ma journée cinématographique à

               (2026. « Dans une serre du sud de l’Espagne, Iván tombe amoureux de Hadoum, une collègue nouvellement embauchée. Mais sa promotion tant attendue vient perturber leur relation, le forçant à décider quel genre de personne il veut devenir[7] »)  

             … de l’Espagnol Ian de la Rosa.

            Histoire d’amour contrarié entre un Espagnol et une Marocaine.

            Note : 3/5

            (2026. « Septembre 1940, le régime de Pétain se met en place. Henri Marre, 49 ans, débarque à Vichy sans le sou, sans contact, loin de sa femme et ses enfants. Il voit dans la nouvelle administration l’opportunité de trouver enfin la place qu’il mérite. Dans sa valise, son traité politique édité à compte d’auteur, Notre Salut, où il défend ses convictions patriotiques et ses méthodes d’ingénieur[8] »)

            … du Français Emmanuel Marre qui a remporté le prix du scénario à Cannes.

            Film franco-belge, raison pour laquelle un Louis Héliot enthousiaste est chargé de sa présentation.

            Emmanuel Marre a fait ses études de cinéma en Belgique à Louvain-la-Neuve. Jusqu’alors, il tournait sans scénario, celui-ci s’écrivant au fur et à mesure des répétitions avec ses acteurs. Pour Notre salut, il a été obligé d’en présenter un mais n’a pas pour autant changé ses habitudes.

            Swann Arlaud, pressenti pour le rôle principal dès le début, a commencé par le refuser (personnage négatif) avant de revenir sur sa décision après des essais.

            Le protagoniste : inspiré par un arrière grand-père du cinéaste, Henri Marre, auteur d’un livre intitulé Notre salut, traité politique pétainiste. Est allé à Vichy afin de le proposer au gouvernement avec l’espoir de se faire embaucher. Le film le montre finissant par vivre, à Limoges, dans un appartement ayant appartenu à des Juifs et prenant part aux rafles en fournissant de l’essence et des camions à la Préfecture. Cependant, dit Emmanuel Marre, « dans ma famille on n’a jamais parlé de lui comme une personne ayant participé à des choses horribles, mais plutôt comme un individu à côté de la plaque ».

            Les lettres (retrouvées dans un carton par une tante du réalisateur) échangées par Henri Marre et sa femme avant qu’elle ne vienne le retrouver à Limoges avec leurs enfants (et plus tard) ont constitué la base sur laquelle s’est construit le scénario. Des extraits en sont lus en voix off.

            Musique employée de façon originale : pas d’époque. L’un d’eux (Popcorn, Hot Butter, 1972) sert à animer la soirée du préfet (extraordinaire séquence où la femme d’Henri Marre, interprétée par la comédienne belge Sandrine Blancke, mène la danse et entraîne les autres invités en sautillant et en simplement montant alternativement ses épaules).

            Humour : interrogé par un de ses fonctionnaires sur des problèmes qu’il rencontre dans son service, le maréchal Pétain (filmé de dos de très près, on ne voit que son képi), de passage à Limoges, est davantage intéressé par le gueuleton qui va suivre, Quand est-ce qu’on mange ?

            Je ne serais pas étonnée si Swann Arlaud remportait un César l’année prochaine.

            Je zappe La Raison du plus faible (vu en novembre dernier à Arras) et Oslo, 31 août également déjà vu, même si c’était il y a plus longtemps.

            (2026. « Trois femmes dans trois villes européennes (Budapest, Berlin, Paris) ont 24 heures pour prendre l’une des décisions les plus difficiles de leur vie. Une adoption, une insémination, un avortement. Trois portraits de femmes iconoclastes »

            … de la Hongroise Borbála Nagy. En compétition pour le prix Solveig Anspach.

            Est-ce les sujets du film ? Je ne rentre pas dedans.

            Note : 2.

            20h 30. Lecture par Natacha Régnier de Le Frigidaire est vide. On peut le remplir, réplique du film Demain on déménage et texte autobiographique de Chantal Akerman écrit à la demande du Centre Pompidou à l’occasion d’une rétrospective qui lui était consacrée. Louis Héliot et Natacha Régnier en ont extrait ce qui a trait au cinéma.

            Où Chantal Akerman (entre autres choses) dit qu’elle est une ressasseuse. « Et parfois à force de ressasser, je m’ennuie moi-même. Ma vie est longue, un long ressassement ».

               Parle de son amitié pour Delphine Seyrig, Aurore Clément…

            (Qu’elle rencontra, je crois, pour la première fois à Rome. Elle avait en tête une brune et se retrouva face à une blonde magnifique et pleine de grâce et oublia instantanément son idée initiale)

            … et quelques autres.

            Où elle dit son malaise quand, ayant voulu être dans la salle lors de la première d’un de ses films (peut-être Jeanne Dielman), elle entendit claquer les fauteuils des spectateurs qui quittaient la salle en cours de route. Jamais elle ne recommença et elle essaya de faire revenir (en vain) Aurore Clément sur sa décision de tenter elle aussi l’expérience qui s’avéra également malheureuse.

  

Natacha Régnier lit Chantal Akerman

            Où elle révèle avoir aimé passionnément Pierrot le fou, avec Anna K et Jean-Paul Belmondo.

            Lecture suivie, à

            (2004. « Une mère revient vivre chez sa fille après la mort de son mari avec piano, bagages et meubles. La fille n’arrive pas à écrire son livre érotique malgré les conseils judicieux de sa mère qui, contrairement à elle, en connaît un rayon dans son domaine. C’est bientôt trop encombré pour elles. Il faut déménager et vendre. C’est alors que la ronde des visiteurs commence et que l’histoire bascule[9] ») 

            … de Chantal Akerman, ave Aurore Clément, Sylvie Testud et Jean-Pierre Marielle.

            Ayant déjà refusé le rôle de La Captive (ne s’est pas sentie capable de le jouer ; beaucoup trop noir) que la cinéaste lui avait proposé, Natacha Régnier n’a pas voulu rater cette deuxième chance. Mais le rôle est aux antipodes de ce qu’elle est dans la vie. Elle venait d’être mère…

            (Aurait pu avoir une demi-douzaine d’enfants ; n’en a que deux -des filles- mais désormais elle prend du temps pour les élever)

           … et le personnage…

            (Enceinte jusqu’aux yeux, à une semaine d’accoucher, ne veut pas l’enfant qu’elle attend)

            … est à l’’inverse de ce qu’elle est dans la vie. Comment faire ? Elle se met alors à faire des va-et-vient sur la plage du Portugal où elle est en vacances. Jusqu’à ce qu’elle trouve. Mais elle ne nous dit pas quoi. Secret d’artiste.

            J’avais oublié ce film, vu lors de sa sortie. Je ne sais plus ce que j’en avais pensé mais aujourd’hui je ne l’aime guère. Trop loufoque. Farfelu. Exagéré. Je ne rentre pas dedans.

            (1999. « Alice et Luc, deux adolescents, décident de commettre un meurtre et assassinent Saïd, un camarade de classe. Aussitôt fait, ils s’enfuient dans une forêt enterrer le cadavre. Là, ils font la rencontre de l’homme des bois[10])

            … deuxième film de François Ozon, cinéaste très prolifique : il fait un film par an grâce, entre autres, au CNC. Ce qui n’est pas possible en Belgique, dit Louis Héliot, où il faut trois ans (c’est le cas pour les Dardenne) entre l’écriture du scénario, la production et le tournage.

            Dans Les amants criminels, Ozon réunit deux pépites du cinéma belge, Jérémie Rénier…

           (A qui on ne proposait que des rôles semblables à celui qu’il tenait dans La Promesse et qu’il avait tous refusés)

           … et Natacha Régnier, sortes de Hansel et Gretel qui, dans la forêt où ils enterrent le cadavre de leur camarade, rencontrent un ogre incarné par Miki Manojlovic, acteur découvert chez Emir Kusturica.

           11 h. Rencontre avec Natacha Régnier animée par Louis Héliot.

           Natacha Régnier. A reçu une éducation stricte.

            Enregistrait sur K7 les films qui passaient tard à la télévision. Aimait Jacques Demy et Peau d’âne et Le Passe-muraille avec Bourvil, que rien n’arrête mais qui perd son don par amour. Découvre le cinéma d’auteur avec La Belle noiseuse, Paris Texas et Le Maître de musique.

            Ado, se demandait quelles études entreprendre.      

            A commencé par faire un conservatoire de quartier.

            Malgré le désaccord de ses parents, s’inscrit à l’Institut National Supérieur des Arts du Spectacle dont elle sort cassée par le directeur (n’ai pas noté les termes employés mais c’était très violent) devant les autres élèves. N’a plus confiance en elle pour faire du théâtre.

            Suite à un appel de production, Pascal Bonitzer l’engage pour son film Encore.

            Jean-François Gabard, qui est devenu son agent (ne savait pas ce que c’était : il n’y a pas d’agents en Belgique) lui fait tourner des téléfilms.

            Puis c’est La Vie rêvée des anges.

            Suit un film d’action : Les amants criminels. On a beaucoup ri en faisant le film, dit Natacha Régnier. Complicité. Bulle de joie.

            Fait la connaissance de Michel Piccoli sur le tournage de Tout va bien, on s’en va (2000. Claude Mouriéras). Afin de ne pas être trop impressionnée, elle le tutoie d’emblée. Quand les autres comédiens vont dans leur loge lorsqu’ils ne tournent pas, il reste sur le plateau. S’intéresse aux techniciens. Natacha Régnier l’accompagne. Respect et dignité. Michel Piccoli : un modèle.

            Quant à Michel Bouquet, il avait « toujours l’impression d’être un jeune homme de 17 ans ».

            Natacha Régnier a aussi tourné en 2012 dans Le Capital de Costa-Gavras. Afin que son personnage, assis à une table, fasse montre de malaise, il lui fait porter un kilt qu’on ne voit pas à l’écran. C’est ça la direction d’acteur. Tournage délicieux. Pour les Gavras aussi la famille est ce qu’il y a de plus important.

            Elle vit à Paris depuis trente ans. N’a pas pris pour autant la nationalité française pour se rappeler d’où elle vient. Tient à sa belgitude, au surréalisme. 

            Petite expo de photos de fenêtres qu’elle aime pour la lumière qu’elles laissent entrer.

            Natacha Régnier : une belle personne.     

            Nous partons avant la fin des échanges pour aller au restaurant L’Orri à 12h 15 et ainsi, pour ceux qui vont (re)voir Les Hommes du président, avoir fini de déjeuner pour 14h. En ce qui me concerne, je ne retourne au Lido qu’à

            (2025. « À 11 ans, Yuna vit avec son père Julien, un ancien athlète de haut niveau. Le père et la fille forment un duo complice et mènent une vie paisible dans la banlieue flamande. Il y a aussi Kai, le grand frère qui poursuit ses études en Allemagne. Yuna se réjouit de voir les grandes vacances approcher car elle part camper avec son papa. Mais le premier jour de l’été, Julien a un accident. La mère de Yuna revient alors en urgence du Japon, où elle a refait sa vie 7 ans plus tôt[11] »)

            … de Miwako Van Weyenberg, en compétition pour le prix Solveig Anspach. A pour sujet la communauté japonaise en Belgique (ici, en Flandres). Est-ce parce que le film traite du Japon qu’il me plaît ? En partie mais pas que. Les réactions de Yuna face aux changements qui s’annoncent sont finement observées. Elle est souvent filmée en train de manger (entre autres, des corn flakes secs qu’elle pioche à même la boîte) à grands mouvements de mâchoires : trait caractéristique de l’adolescence ou effet de son malaise ? Sûrement un peu des deux.

            Note (peut-être excessive ? mais non) : 5

            (2006. « Au moment de choisir leur vie, Eloi et Alexandre tombent sous l’influence d’André. Celui-ci devient, tout à la fois, leur ami, leur directeur de conscience, leur imprésario, leur maître à penser. Un jour, André disparaît…[12] »)

            … troisième film que Natacha Régnier a tourné avec Emmanuel Bourdieu qui, depuis a délaissé le cinéma pour se consacrer à sa famille (il a cinq enfants).

            Film intello (on n’est pas le fils de Pierre pour rien) mais néanmoins accessible. Milieu universitaire (il est question de DEA) et littéraire (la mère d’un des étudiants est écrivaine). André pense qu’on n’a pas le droit d’écrire si ce n’est par nécessité vitale et décourage ses camarades dans leurs velléités d’écriture, trouvant mauvais tout ce qu’ils produisent et le leur faisant savoir sans ménagements. Il va même jusqu’à supprimer de son ordinateur une nouvelle…

            (Heureusement, Malek Zidi, qui s’y connaît en informatique, la récupère en fouillant dans le disque dur)        

            … écrite par Natacha Régnier.

            André est un personnage déplaisant, pas plus doué que ses camarades excepté pour la tchatche. Incapable de mener à bien son DEA, il gifle son prof et disparait, faisant croire à ses camarades qu’il part poursuivre ses études aux Etats-Unis. Lorsqu’il réapparaît brièvement dans leur vie, c’est pour leur avouer qu’il n’est jamais allé aux USA, qu’il est devenu prof de culture générale dans l’armée et leur dire (il veut s’en persuader) que, s’ils sont devenus comédien et auteur à succès, c’est grâce à ses critiques. Après quoi il disparaît dans la nuit. 

           C’est la fête nationale de Belgique. Ce matin Louis Héliot nous a siffloté La Brabançonne en guise d’introduction à la présentation du film et ce soir on la lui sert sur un plateau, musique et paroles qui s’affichent sur l’écran et qu’il chante à pleine voix.       


[1] https://www.premiersplans.org/fr/film/pieta

[2] https://www.google.com/search?q=nouvelle+donne+joachim+trier&sca_esv=83b90f24a9a15629&biw=1600&

[3] https://www.festival-cannes.com/f/la-vie-revee-des-anges/

[4] https://www.notrecinema.com/communaute/v1_detail_film.php3?lefilm=805645

[5] https://www.change.org/p/patricia-petibon-sauvons-notre-conservatoire-de-montargis-en-grand-danger?signed

[6] https://www.change.org/p/sauvons-le-conservatoire-et-la-culture-%C3%A0-montargis?recruited_

[7] https://www.festival-cabourg.com/editions/2026/films/ivan-et-hadoum

[8] https://www.festival-cannes.com/f/notre-salut/

[9] Catalogue des Ciné-Rencontres

[10] https://www.legrandaction.com/films/les-amants-criminels/

[11] https://grignoux.be/fr/film/2627/soft-leaves

[12] https://www.legrandaction.com/films/les-amities-malefiques/

Il nuovo paradigma della compliance: come i casinò online conquistano i mercati internazionali

Negli ultimi cinque anni il settore dei casinò online ha vissuto una crescita esponenziale, spinto da una domanda globale sempre più affamata di esperienze di gioco digitali. La proliferazione di piattaforme con bonus di benvenuto generosi, live streaming di tavoli da roulette e slot a volatilità elevata ha spinto gli operatori a guardare oltre i confini tradizionali.

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Questo articolo analizzerà le strategie di compliance che consentono agli operatori di superare barriere legali, fiscali e culturali. Verranno confrontate le licenze “hard” e “soft”, esplorati i requisiti anti‑lavaggio e di gioco responsabile, sviscerata la fiscalità internazionale, e infine presentate le tecnologie emergenti che stanno trasformando la gestione della compliance. Il lettore troverà anche riferimenti pratici a Cstrack, un portale informativo dove è possibile consultare le ultime novità normative e le recensioni di piattaforme di scommesse non AAMS.

1. Analisi comparativa dei quadri normativi: licenze “hard” vs. “soft”

Le licenze “hard” sono rilasciate da autorità con una reputazione consolidata a livello globale, come la UK Gambling Commission, Malta Gaming Authority e Curaçao eGaming. Esse impongono requisiti rigorosi: capitale minimo di €1 milione, controlli AML certificati, e obblighi di protezione del giocatore (limiti di perdita, meccanismi di auto‑esclusione).

Le licenze “soft”, invece, sono autorizzazioni locali spesso limitate a specifici tipi di gioco o a una fascia di mercato ristretta. I requisiti di capitale sono più bassi (da €100 000 a €250 000), i controlli AML possono essere meno articolati e le politiche di protezione del giocatore sono generalmente più flessibili.

Caratteristica Licenza “hard” (UK, Malta, Curaçao) Licenza “soft” (locale)
Capitale minimo €1 milione €100 000‑€250 000
Controlli AML Verifica continua, audit annuale Verifica periodica, meno frequente
Protezione del giocatore Limiti di deposito, self‑exclusion obbligatori Limiti opzionali, auto‑esclusione su richiesta
Tempo di rilascio 6‑12 mesi 2‑4 mesi
Percezione di affidabilità Alta (RTP medio 96 % garantito) Media‑bassa

La scelta della licenza influisce direttamente sulla velocità di ingresso in un mercato: una licenza “soft” permette di lanciare rapidamente una piattaforma in un paese emergente, ma può compromettere la fiducia dei giocatori, soprattutto quando si tratta di bonus di benvenuto elevati o di giochi live streaming. Al contrario, una licenza “hard” richiede più tempo per l’ottenimento, ma offre un vantaggio competitivo in termini di credibilità, facilitando partnership con fornitori di contenuti premium e con istituti bancari per le transazioni.

2. Strategie di adeguamento alle normative anti‑lavaggio (AML) e di gioco responsabile

Obblighi AML globali

A livello internazionale, le normative AML si fondano su tre pilastri: conoscenza del cliente (KYC), monitoraggio delle transazioni e segnalazione di attività sospette (SAR). I casinò online devono verificare l’identità del giocatore mediante documenti ufficiali, confrontare i dati con liste di sanzioni e mantenere un registro delle transazioni superiori a €10 000.

Politiche di gioco responsabile

In Europa, le autorità richiedono limiti di deposito settimanali (es. €1 000), strumenti di auto‑esclusione integrati nei profili utente e l’accesso a linee di supporto psicologico. In Asia, paesi come le Filippine richiedono avvisi di rischio prima di ogni deposito e la possibilità di impostare limiti di tempo di gioco. In America Latina, la normativa brasiliana prevede il blocco automatico delle scommesse per i giocatori che superano un determinato numero di sessioni consecutive.

Casi studio

  • Operator A ha introdotto un sistema di intelligenza artificiale che analizza in tempo reale le sequenze di puntate su slot a volatilità alta. Il motore identifica pattern anomali (es. 10 000 spin in 5 minuti) e attiva una notifica di revisione KYC. Dopo sei mesi, le segnalazioni di frode sono diminuite del 27 %.
  • Operator B ha implementato una piattaforma di verifica dell’identità basata su riconoscimento facciale e blockchain. Il processo, completato in 30 secondi, ha ridotto il tasso di abbandono della registrazione dal 18 % al 9 %.

Strumenti pratici

  • Lista di controllo AML
  • Verifica documento d’identità (passaporto, patente).
  • Controllo contro liste PEP e sanzioni.
  • Monitoraggio transazioni > €5 000.
  • Reportistica SAR mensile.

  • Misure di gioco responsabile

  • Limiti di deposito giornalieri/settimanali personalizzabili.
  • Pulsante “Pausa” visibile in tutte le sezioni live streaming.
  • Accesso a un centro di assistenza 24/7 per dipendenza da gioco.

Le tecnologie AI e blockchain stanno diventando alleati imprescindibili per soddisfare questi requisiti, riducendo al contempo i costi operativi.

3. Fiscalità internazionale: strutture societarie e piani di tassazione ottimizzati

Differenze di tassazione

Le giurisdizioni differiscono notevolmente nella modalità di tassazione. In Regno Unito, la tassa è applicata sul profitto netto (circa 19 %), mentre in Italia si paga un’imposta sul revenue delle attività di gioco (15 % sul lordo) più un contributo al Fondo di Gioco Responsabile. In Canada, la tassazione è sul profitto ma varia per provincia (Ontario 13 %, Quebec 12 %).

Strutture societarie più diffuse

  1. Holding offshore – Società madre registrata in un paradiso fiscale (es. Isole Cayman) che detiene le licenze e gestisce il cash flow.
  2. Filiale locale – Entità costituita nel paese di operatività, responsabile della conformità fiscale locale e della gestione delle risorse umane.

Queste strutture permettono di sfruttare accordi di doppia imposizione, ottimizzando il carico fiscale complessivo.

Riforme fiscali recenti

  • Italia: dal 2024 è stata introdotta una riduzione del 2 % sulla tassa di gioco per operatori con fatturato annuo inferiore a €10 milioni, incentivando l’ingresso di nuovi player.
  • Spagna: il governo ha alzato il contributo al fondo di gioco responsabile dal 0,5 % al 1 % del revenue, spingendo gli operatori a rivedere i propri modelli di pricing.
  • Canada: la provincia di Alberta ha introdotto un credito d’imposta del 5 % per le spese sostenute in tecnologie di compliance (AI, RegTech).

Come gli operatori si stanno adeguando

Molti casinò hanno ristrutturato le proprie holding, creando una “layer” intermedia in Malta per beneficiare del regime fiscale più favorevole (tassa sul profitto del 5 %). Altri hanno avviato joint venture con partner locali per condividere il carico fiscale e accelerare l’ottenimento di licenze “soft”.

Per chi desidera approfondire le implicazioni fiscali specifiche, Cstrack offre una sezione dedicata alle guide fiscali per le scommesse non AAMS, dove è possibile trovare esempi pratici e checklist aggiornate.

4. Adattamento culturale e linguistico nella documentazione di compliance

Importanza della localizzazione

Una politica di privacy redatta esclusivamente in inglese può risultare incomprensibile per gli utenti in Germania o in Brasile, compromettendo la trasparenza richiesta dal GDPR o dalla LGPD. Tradurre termini di servizio, condizioni di bonus di benvenuto e procedure di reclamo nella lingua madre dell’utente aumenta la fiducia e riduce il rischio di contestazioni legali.

Specificità culturali

  • Paesi musulmani: la legge islamica proibisce il gioco d’azzardo; tuttavia, alcuni operatori offrono “gaming entertainment” separato dal betting tradizionale, con avvertenze chiare e opzioni di donazione a enti caritatevoli.
  • Nord Europa: le normative svedesi richiedono una dichiarazione esplicita sull’RTP (Return to Player) delle slot, con soglie minime del 95 %.
  • America Latina: in Messico, le autorità richiedono che le offerte promozionali includano un avviso sul rischio di dipendenza, tradotto in spagnolo e in lingua indigena dove applicabile.

Linee guida pratiche

  1. Uniformità del brand – Mantieni lo stesso tono di voce e layout grafico in tutte le versioni linguistiche.
  2. Glossario normativo – Fornisci un glossario dei termini chiave (KYC, AML, RTP) tradotto e con note esplicative.
  3. Procedura di reclamo multicanale – Offri moduli di reclamo sia online che via email, disponibili in almeno tre lingue per i mercati target.

Esempio di documentazione localizzata

Un operatore che vuole lanciare una promozione “bonus di benvenuto 200 % fino a €500” in Polonia dovrà:

  • Tradurre il disclaimer in polacco, includendo la frase “Gry hazardowe mogą prowadzić do uzależnienia”.
  • Specificare il limite di deposito settimanale (€1 000) e la possibilità di auto‑esclusione tramite il pannello “Responsabilità”.
  • Inserire il logo della Polskiej Agencji Rozwoju Przedsiębiorczości, riconosciuto come ente di certificazione locale.

Cstrack fornisce modelli di policy tradotte in più lingue, utili per chi desidera standardizzare la propria documentazione senza dover partire da zero.

5. Tecnologie emergenti a supporto della compliance globale

Blockchain per la tracciabilità

La blockchain consente di registrare ogni transazione di gioco in un ledger immutabile. Alcuni casinò hanno adottato token ERC‑20 per i pagamenti, garantendo trasparenza sul flusso di fondi e facilitando le verifiche AML da parte dei regulator. Inoltre, la tecnologia permette di certificare la licenza di gioco: un QR‑code sulla pagina “Licenza” punta a un hash blockchain che dimostra l’autenticità del documento.

RegTech per l’automazione

Le piattaforme RegTech offrono moduli di reporting automatico conformi alle specifiche di ciascuna giurisdizione (es. FATF, AMLD5). Un sistema integrato può generare SAR entro 24 ore dall’identificazione di un’attività sospetta, riducendo il rischio di sanzioni. Alcuni provider includono dashboard di rischio che aggregano KYC, monitoraggio delle transazioni e segnalazioni di gioco problematico in un’unica interfaccia.

Intelligenza artificiale e personalizzazione

L’AI può analizzare i pattern di puntata per identificare giocatori a rischio di dipendenza, suggerendo limiti personalizzati di tempo o deposito. Inoltre, algoritmi predittivi valutano la probabilità di audit normativo, avvisando i manager di possibili lacune nella documentazione. Un caso recente vede un operatore utilizzare AI per ottimizzare le offerte live streaming, garantendo che le promozioni rispettino le normative sui bonus in ciascuna regione.

Tendenze future

  • Normative basate su dati: i regulator richiederanno report in tempo reale su metriche di volatilità e RTP, spingendo gli operatori a integrare API di reporting.
  • Collaborazioni regulator‑operator: sandbox regolamentari consentiranno di testare nuove funzionalità (es. scommesse su e‑sport) in ambienti controllati, accelerando l’adozione di innovazioni senza violare le norme.
  • Standard di interoperabilità: si prevede l’emergere di standard globali per la certificazione di licenze basati su blockchain, facilitando il trasferimento di compliance da un mercato all’altro.

Queste tecnologie non solo semplificano la gestione della compliance, ma trasformano le restrizioni in opportunità di differenziazione, soprattutto per i casinò che puntano a offerte di live streaming con jackpot progressivi e RTP garantiti.

Conclusione

La compliance non è più un semplice requisito legale, ma una leva strategica per l’espansione internazionale dei casinò online. Dalla scelta tra licenze “hard” e “soft”, passando per l’adozione di sistemi AML avanzati, fino alla strutturazione fiscale ottimizzata e alla localizzazione culturale, ogni elemento influisce sulla capacità di conquistare nuovi mercati. Le tecnologie emergenti – blockchain, RegTech e intelligenza artificiale – offrono gli strumenti per rendere la conformità un vantaggio competitivo, trasformando la gestione dei rischi in un driver di crescita.

Operatori che sapranno integrare fluidamente requisiti legali, fiscali e culturali, supportandosi anche su risorse come Cstrack per aggiornamenti normativi, potranno trasformare la compliance da ostacolo a vero motore di differenziazione, garantendo al contempo un’esperienza di gioco sicura e responsabile per i propri utenti.

Orwell, 2 + 2 = 5, de Raoul PECK

Alticiné et Les Cramés nous ont offert ce jeudi 30 avril un bel événement cinématographique, présenté par Jean-Marc, et annoncé depuis février comme un film majeur, par-delà les polémiques sur le foisonnement étourdissant des images et le montage accéléré de quatre fils narratifs parallèles. Film d’une actualité brûlante en ces temps de guerre quasi permanente (pas moins de 36 dans le monde) et de montée en Europe, en Israël et aux Etats-Unis d’une extrême droite arrogante, perverse et apparemment policée. Autant le dire tout de suite : je n’avais pas aimé le film la première fois pour ce bombardement incessant de plans de guerres, de dictatures, d’oppressions, la prolifération vertigineuse des sous-titres et paroles, l’entrecroisement de quatre histoires en une : la vie d’Orwell, évoquée à travers ses écrits, sa correspondance, son séjour sur l’île de Jura en Ecosse (où s’écrit 1984), des extraits d’adaptations cinématographiques de 1984 (notamment celle de Michael Radford avec John Hurt réalisée symboliquement en…1984 ), des images d’archives (sur la guerre d’Espagne, l’arrivée d’Hitler au pouvoir, etc.) et des images d’actualité. Je pense notamment pour cette dernière catégorie à l’interrogatoire serré et musclé de Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, autrefois opposant à Trump, qui a laissé passer pour « fact-checker » (vérificateur de faits) des …suprématistes blancs – par Alexandria Ocasio-Cortez, étoile montante des démocrates américains, et future candidate putative aux présidentielles de 2028 : aux hésitations, au trouble, à la parole contournée et duplice du jeune homme, Mme Ocasio-Cortez oppose une parole franche, courageuse, inquisitrice qui n’hésite pas à aller traquer son adversaire jusque dans ses silences ou ses derniers retranchements… Autre passage très fort : ces images de Donald Trump photographié au milieu de jeunes Noirs ou de minorités latinos auxquelles j’ai pu une poignée de secondes me laisser prendre, non sans y voir très vite de la propagande – style Jean-Marie Le Pen expliquant à la télé dans L’Heure de vérité qu’il n’était pas raciste puisque : regardez le public du studio, il y a un Noir, un Maghrébin…

Très vite, pourtant – et Raoul Peck nous l’annonce – on comprend qu’il s’agit d’images générées par l’Intelligence Artificielle, terrible exemple du mensonge, pire de la subversion du réel, de la confusion entre le mensonge et la vérité qui est le propre des dictatures selon Hannah Arendt dans La Crise de la culture – Jean-Marc nous le rappelle opportunément. Orwell en effet, pour avoir été policier en Birmanie et avoir vécu de l’intérieur l’impérialisme britannique et le colonialisme, source de tous les maux, ne dénonce pas seulement le stalinisme mais tous les totalitarismes, historiques (le nazisme et le fascisme bien sûr) ou actuels : que l’action de son roman se déroule à Londres, capitale de l’Océania (en guerre contre l’Eustasia et l’Eurasia pour détourner l’attention du peuple des problèmes sociaux sur un ennemi extérieur supposé), est symptomatique de notre temps. Aujourd’hui même, après la Hongrie d’Orban (heureusement battu tout récemment) et l’Italie sous Georgia Meloni, la montée du Rassemblement National pourrait conduire à sa victoire, si les forces de progrès et de démocratie ne s’unissent pas pour le combattre. Les media Bolloré ne cessent de proclamer cette victoire comme possible, par le matraquage permanent des mêmes slogans, leur phraséologie mensongère (appuyée sur les termes creux et notions détournées de « wokisme », d' »ensauvagement » de la société, de « grand remplacement », etc.) et leur langage policé, fondé sur le pouvoir performatif des mots : à force de répéter les mêmes choses, d’asséner des post-vérités et des fake-news, on crée une réalité qui n’existait pas.La montée de l’extrême droite s’explique largement par le gain de cette « bataille culturelle » évoquée par Salomé Saqué dans son livre Résister qui démontre et démonte les mécanismes totalitaires de lavage de cerveau, la surveillance généralisée incarnée par l’oeil omniprésent de Big Brother (watching you..)

Alors, oui, il faut revoir un film si on ne l’a guère aimé ou si on a été gêné par certains aspects. Grâce à cette seconde vision, et au débat nourri qui a suivi la projection du film entre désenchantement et sursaut démocratique, j’ai vraiment aimé ce film dont le montage m’est apparu dans toute sa subtilité (tel ce souffle de George Floyd étouffé aux USA par la police, ce « I can’t breathe » que prolonge le souffle coupé de George Orwell souffrant de la tuberculose), dont l’évidence actuelle m’a enfin sauté aux yeux, par-delà la confusion apparente du propos qui mime celle de notre monde, entretenue par les fachos de tout poil. Oui, ce fil est indispensable, et salutaire malgré son pessimisme noir parce qu’il appelle à dénouer les fils, à comprendre les mécanismes de l’aliénation totalitaire, de la « servitude volontaire » déja dénoncée au XVIème siècle par Etienne de La Boétie. La contre-utopie orwellienne est devenue la réalité – ou si l’on préfère, la réalité rejoint et dépasse même la fiction. Les trois slogans totalitaires de 1984 – « la liberté, c’est l’esclavage – l’ignorance, c’est la force – la guerre, c’est la paix » – sont illustrés et mis en oeuvre chaque jour : sur la guerre à Gaza, Natanyahou, parlant de « pacification » pour justifier son génocide ne dit pas autre chose ; les media travaillés par la propagande du RN ou de Reconquête entretiennent la confusion et le mensonge pour nous anesthésier (comme disait une spectatrice) ; et les peuples déboussolés par les crises économiques se donnent aux dictateurs qui, financés par des milliardiares, leur font croire qu’ils sont proches d’eux et vont résoudre tous les problèmes sociaux – de pouvoir d’achat, de chômage et de misère…Voyez les 2 élections de Trump !

Oui, ce film est indispensable et finalement pédagogique si l’on veut bien le décrypter et ne pas tomber dans le déclinisme ou les « 2 minutes de la haine » fanatisant les foules contre l’ennemi Goldstein dans 1984. Nous sommes en plein novlangue, en plein euphémisme mensonger, retournant la vérité en mensonge en amoindrissant le réel – même si le propos du livre va plus loin que le film en montrant que supprimer des mots, c’est appauvrir le langage, c’est peu à peu annihiler la pensée… Raoul Peck fait défiler en couleur de nombreuses équations langagières perverses illustrant dans notre société cette perversion du langage : la « pacification » ou « l’opération spéciale » (de Poutine en Ukraine) pour la guerre d’agression impérialiste, mais aussi, dans le langage socio-économique de nos démocraties de plus en plus illibérales ou de l’extrême-centre macroniste,  » « l’optimisation » pour l’évasion fiscale, « plan social » pour licenciement massif, « simplification administrative » pour coupes sombres ou suppressions de postes de fonctionnaires, « libération de l’économie » pour ultra-libéralisme, etc.

Doit-on désespérer comme le craint une spectatrice ? Non, il reste l’effort de l’intelligence, le combat collectif et militant, et l’amour, dans 1984, de Julia et Winston Smith, ultime résistance – fût-elle finalement broyée (mais ce n’est qu’un livre) par la dictature. La conscience politique et la culture pour tuer dans l’oeuf ces bacilles qui encadrent le film, bacilles de Koch qui gangrènent les poumons d’Orwell, bactérie de la peste brune.

(portrait de George Orwell)

Claude

A ECOUTER UNE EXCELLENTE EMISSION DE C POLITIQUE DIMANCHE 3 MAI qui ne saurait mieux tomber car elle porte sur ce sujet même : « LA VERITE : VIVONS- NOUS UN MOMENT ORWELLIEN ? » (disponible bientôt en replay)

[Je me permets de joindre à cet article une chanson que j’ai écrite, « Les nouveaux fachos » avec la musique et le texte et qui figure sur mon 1er CD, prévu pour le 10 mai, Arbres de vie, de Claude Sabatier]

Les Dimanches d’Alauda RUIZ de AZUA

(Présentation assurée par Gisèle Mazel, débat animé par Claude Sabatier)

« Ce qui est terrible sur cette terre, c’est que chacun a ses raisons », dit le cinéaste Jean Renoir dans La Règle du jeu : Les Dimanches, film bardé de récompenses de la cinéaste espagnole quadragénaire Alauda Ruiz de Azua, sorti le 11 février, propose à cet égard une réflexion subtile sur la vocation religieuse mais surtout sur les fissures puis la déflagration que produit une décision aussi inattendue d’une jeune fille de 17 ans, Ainara, d’entrer dans un couvent, sur tous les membres de la famille : le père Inaki, la tante Maïté, la grand-mère Lilas… Le propos est insolite et paradoxal : là où on s’attendrait à ce qu’une famille réactionnaire, des parents ringards s’opposent à l’émancipation sexuelle ou politique d’une adolescente, c’est une jeune femme qui adopte une position, et prend une décision dite « conservatrice » face à un entourage libéral et progressiste ! A en juger par les réactions modérées mais enthousiastes et le débat nourri autour des motivations de la postulante et bientôt novice Ainara – peur de la vie comme dans Le Dialogue des Carmélites de Georges Bernanos ? réponse compensatoire à la mort de sa mère dans son enfance ? endoctrinement catholique ? – la réalisatrice a réussi un film complexe, jamais manichéen – malgré le contexte géographique et historique en arrière-plan rappelé par Gisèle : l’action se déroule au Pays basque, province à jamais marquée par le massacre de Guernica le 26 avril 1937 par les bombardiers nazis et avions fascistes italiens, et l’on sait la collusion du haut clergé espagnol avec le régime franquiste, d’où la méfiance de Maïté marquée par son éducation religieuse, face à « l’appel » divin supposé de sa nièce. Gisèle souligne également la coïncidence entre notre soirée-débat et une date cardinale en Espagne : le 14 avril 1931, il y a 95 ans, à la suite d’élections municipales, était proclamée la Seconde République espagnole, une république laïque…

On ne sautait juger de l’extérieur de l’authenticité et de la profondeur de la foi – pas plus sans doute que de l’opinion politique ou de l’intimité amoureuse – de l’autre. Ce film offre une méditation profonde sur les voies incompréhensibles (comme dit la formule chrétienne) moins de Dieu que de l’intériorité humaine qu’il faut comprendre, respecter et aimer mais sur laquelle des parents légitimement inquiets ne peuvent que s’interroger et interpeller leur enfant, avec plus ou moins de finesse et de détachement : le vague ennui du père, restaurateur égoïste, qui se dit qu’il aura une bouche de moins à nourrir, la sollicitude discrète de la grand-mère qui sait venir parler dans sa chambre à sa petite-fille, l’amour éperdu de Maïté, devenue athée, qui se transformera en haine face au choix déterminé de la jeune fille, et qui ira jusqu’à déshériter sa nièce et son frère vendant il est vrai son appartement en dépit de ses promesses… Comment accompagner quelqu’un qu’on aime, sans forcer sa conscience ni rester indifférent aux conséquences de ses choix, quand on craint ou qu’on est convaincu qu’il se trompe profondément ? Comment, pourtant, et sur quels critères en juger ? On ne peut cependant se défendre du sentiment qu’Ainara hésite entre Dieu et le monde, incarné par le désir amoureux pour son petit copain Mikel, que la mort de sa mère – traumatisme initial – serait pour beaucoup dans sa décision. « La vocation n’est pas un choix mais un appel » – dit le bandeau de l’affiche. Deux scènes semblent bien le suggérer : celle des obsèques de sa grand-mère et le dernier dialogue d’Ainara et Maïté (le monologue de Maïté bien plutôt)…

A l’issue de la cérémonie, Ainara est effondrée : elle prie avec une intensité rare pour sa grand-mère, appelant sur elle la grâce de Dieu, réclamant aussi pour elle-même l’amour du Créateur pour qu’il l’éclaire dans sa vie et dans ses choix. Son imploration pourtant si intime est tellement forte, ses larmes si abondantes et contre toute attente son visage finalement si illuminé par la foi que ses proches sont saisis par ce cheminement spirituel (un appel à Dieu et non plus seulement vers Dieu) dont ils ne peuvent plus mettre en doute la sincérité. Comme empêtrés et empêchés par les bancs de l’Eglise qui les sépare d’Ainara, ils se regardent, hésitent, se tiennent à distance – conscients que quelque chose de vrai est en train de se jouer sous leurs yeux, quelque chose qu’ils ne conçoivent sans doute toujours pas rationnellement, mais auquel ils ne peuvent qu’aquiescer confusément, par un ébranlement affectif et profond de leur être. Le père, d’ordinaire plutôt mutique et maladroit, s’approche et étreint longuement sa fille. C’est une image bouleversante de la compréhension de l’autre : com-prendre, c’est moins saisir intellectuellement qu’embrasser la complexité, le mystère de l’autre. Au cheminement religieux d’Ainara répond ici le cheminement empathique d’Inaki, à l’amour divin pour le Père l’amour profane du père…

Un autre moment est très fort : le dépit et la colère de Maïté pour qui Ainara non seulement fait un mauvais choix, mais trahit la famille, déserte la vie, se fuit dans le couvent de clôture des Betinas (serment et plénitude d’Elisabeth, la mère de la Vierge Marie) au lieu de s’ouvrir à la vie, de poursuivre une relation amoureuse avec Mikel avec lequel la tante accuse sa nièce d’avoir eu un rapport sexuel devant la Mère supérieure pour briser ce retrait du monde. La rage de Maïté (si émouvante Patricia Lopez Arnaiz) éclate et je dois dire, malgré mon respect pour la vocation spirituelle de la jeune fille, que j’épouse (comme la cinéaste dont ce personnage représente le mieux le point de vue) la blessure de cette femme athée, incandescente, malheureuse en amour – trompât-elle son mari à qui elle avoue ses frasques nocturnes face à son indifférence et si dure soit-elle en se coupant finalement de sa famille. Face à son impuissance à convaincre malgré son sentiment de supériorité morale, à cet amour éperdu et ulcéré, Ainara reste de marbre quand Maïté prend son visage entre ses mains : « je prierai pour toi », lui répond-elle : sérénité d’une jeune fille appartenant déjà à un autre monde ou froideur ennuyée et silencieuse d’une adolescente encore vulnérable et sans esprit critique ? A chacun d’en juger dans ce film aux couleurs neutres ou pastel, où l’on passe avec fluidité du monde profane à un monde sprirituel réduit à quelues plans de crucifix de tableaux ou de chapelle bourdonnante, où le montage alterné des dernières séquences voit Maïté se pencher au sortir du notariat au-dessus de l’escalier comme pour regarder Ainara se prosterner dans la chapelle lors de son noviciat… Et on ne pourra qu’opposer à cette rage inutile la sérénité de la Mère supérieure, Isabel, qui interroge avec tact et respect (mais non sans quelque jésuitisme à mon sens) Ainara sur sa relation avec Mikel (simple baiser surpris par les petites soeurs ou l’acte sexuel ?) ou répond au père et à la tante désireux d’éviter à Ainara son retrait du monde qu’elle ne peut rien faire face à l’appel divin. Là encore, chacun jugera, en fonction de son degré de foi ou de son athéisme, si Isabel (subtile et ambiguë Nagore Aranbru) est sincère, profondément respectueuse ou si elle ne se retranche pas commodément comme le jeune et séduisant directeur spirituel derrière Dieu et la vocation supposée ou réelle d’Ainara : accueil de la parole, ou endoctrinement insidieux ? Formidable Blanca Soroa, aux longs cheveux, au visage oblong et diaphane, page blanche sur laquelle chacun projettera ce qu’il veut : Bianca a été choisie parmi 500 jeunes filles à Bilbao pour ce rôle…

Au bout du compte, ce séisme familial permet une recomposition relationnelle autant qu’une révélation à soi-même : Ainara accomplit sa destinée (et elle pourra de temps en temps revoir sa famille), le père qui ose lors d’un repas familial reprocher à Ainara de croire que « tout tourne autour d’elle » poursuivra et approfondira sa relation avec sa nouvelle femme, et Maïté, libérée de ses proches pour elle si veules, retourenera vers ce mari résigné et mal aimé. Le regard souriant et complice qu’elle lui lance dans la rue, d’un trottoir à l’autre, n’est-il pas la promesse d’un retour ? La critique des Cahiers du cinéma voit dans Ainara une figure comparable à celle du jeune Visiteur du Théorème de Pasolini : « il faut imaginer un Théorème presque inversé, sentant le linge propre et les longs cheveux raides, un dérèglement calme venu de l’intérieur, un déchiffrement frénétique mais retenu de la famille ».

Pour reprendre la notion de « discernement  » au coeur du film, expérience et période probatoires pour la jeune postulante à la vie monacale et pour les religieuses qui l’accueillent, voulant faire la part de l’esprit du monde (peur, fuite, motifs inavoués, etc.) et de l’esprit de Dieu, Les Dimanches stimulent le discernement, l’esprit critique et la lucidité du spectateur, tout en ménageant infiniment la part de l’affect, de la compréhension, du sentiment religieux par-delà l’incompréhension initiale.

Claude

Coutures d’Alice WINOCOUR

A notre ami Henri fondateur dres Cramés, en vacances à Montpellier où il a pu voir ce film…

Ce fut ce mardi 7 avril une soirée-débat au plein sens du terme dans la mesure où la présentation prévue n’ayant pu se faire, et Marie-Annick ayant accepté au pied levé de dire quelques mots sur ce film sans avoir eu le temps de le préparer vraiment, tout reposa sur les nombreuses interventions spontanées des Cramés et de leurs adhérents, un dialogue très riche à l’image du film qui recoud et couture les blessures tant physiques que morales, qui relie et répare comme le destin des 3 et même 4 femmes mises en scène : Maxine (40 ans, Angelina Jolie), réalisatrice américaine venue à Paris pour la Fashon Week présenter son film fantastique (de vampires ?) et découvrant grâce à un oncologue (joué par Vincent Lindon) qu’elle est atteinte d’un cancer du sein ; Ada (20 ans, Anyier Anei), jeune mannequin sud-soudanaise fuyant la guerre, et rêvant de faire enfin vivre mieux sa famille, à l’insu de son père qui croit qu’elle poursuit ses études de pharmacie ; Angèle (30 ans, Ella Rumpf), maquilleuse free-lance dévouée aux actrices et mannequins et qui se rêve écrivaine pour redonner à ces femmes-objets leurs lettres de noblesse ; Christine la couturière enfin, qui réalise une superbe robe en dentelle sous les applaudissements nourris de l’atelier dont elle gagne ainsi l’admiration et sans doute la…prochaine direction. Film émouvant et largement (auto)biographique aussi quand on sait que l’actrice principale, également productrice du film, Angelina Jolie, a choisi de subir en la médiatisant une double mastectomie (ablation pérventive du sein) craignant de mourir du cancer comme sa mère et sa grand-mère et qu’Alice Winocour elle-même aurait vécu cette maladie – comme le rappelle Georges …

Ce fut aussi une belle surprise que ce film dont on pouvait craindre qu’avec la star internationale qu’est Angelina Jolie et le contexte glamour de strass et de luxe il ne donnât dans le cliché, ne fût en somme un peu superficiel ou factice à l’image du milieu qu’il dépeint. A en juger par les réactions des spectateurs, Alice Winocour, réalisatrice du bouleversant Revoir Paris sur les attentats terroristes de 2015, a réussi ce pari de tisser sur fond de défilé de mode une oeuvre sensible et profonde qui soulève de nombreuses questions existentielles : la maladie et la hantise de la mort, la souffrance et la résilience, l’écriture et la création artistique, la famille et l’attention aux autres, etc.

Le titre « Coutures » à cet égard ne saurait être mieux choisi pour les trois sens qu’on peut lui conférer, les trois niveaux auxquels il peut s’entendre : matériel, psychologique et symbolique (nous dirons : existentiel et cinématographique). La couture matérielle, c’est bien sûr la mode, la confection de la robe, mais aussi, métaphoriquement, le travail du chirurgien, qui marque d’un trait rouge le contour du sein qui devra être ausculté puis opéré, la cicatrice qu’on gardera après l’intervention…La couture, c’est aussi l’image de nos failles, de nos vies fissurées et de la réparation qui s’impose – de l’extérieur, pour le cancer, de l’intérieur grâce à la résilience dont est capable la jeune Ada en surmontant la douleur de l’exil, en réconfortant son jeune frère très affecté par son départ, en dominant surtout sa timidité, en apprenant à s’imposer en tête du défilé, à se tenir bien droit sur ses longues jambes effilées et à sourire avec détermination malgré la douleur d’une légère entorse à la cheville contractée sur ses talons hauts. Et quelle revanche sur la vie pour elle, quel plaisir pour le spectateur de la voir mener le défilé à la fin du film de Maxine, s’avancer fièrement dans le décor de brousse et de tempête, affronter sa peur en poussant un cri libérateur, de la contempler ruisselante d’eau et de bonheur ! Nous sommes emportés par son élan, ponctué par la musique d’orgue et d’électronique d’Anna von Hausswolff et Filip Leyman, alors même que les autres mannequins se replient devant la tempête et que s’écroule le décor…Et de cette jeune femme, initialement candide et un peu apeurée, le spectateur épouse le regard bientôt actif et conquérant !

Il peut s’agir aussi sinon de réparer les blessures, tout au moins de gommer quelques imperfections, de faire valoir la beauté, par le vernis à ongle, le blush sur les joues, le rimmel à tes cils (chantait Léo Ferré dans « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? », sur un texte d’Aragon) pour conjurer la fuite du temps et la Camarde qui rôde (« Lola, tu t’en iras bientôt ») : c’est tout le travail d’Angèle, « make up artist » et ange gardien, remarquable Ella Rumpf, si naturelle et incandescente dans ce mileu glamour (mon personnage préféré) qui vole d’actrices en mannequins – belles femmes d’une solidarité inattendue dans ce milieu – encourage et galvanise Ada, qui recueille surtout, très émue, la confidence sur sa maladie de Maxine qui ne parvient pas à révéler cette terrible vérité à sa fille. A elle seule, Angèle la bien-nommée recoud tous les destins…Et elle raconte ces vies qu’elle a côtoyées et aimées – quand bien même un éditeur trouve ces histoires vraies…invraisemblables… (Les conversations par portable sont souvent sources de malentendus ou de déceptions dans ce film !)

La couture, c’est enfin symboliquement le tissage de nos vies, l’intrication de ces trois destins de femme, et, sur le plan cinématographique, le montage, ce réseau de fines « coutures » (ou coupures ?) qui permettent de passer d’un plan à l’autre, de ménager des échos, de faire scintiller des coïncidences…Peut-être est-ce toutefois la seule faiblesse du film de ne pas assez entrecroiser les destins de ces 3 femmes qui se rencontrent finalement assez peu…

On ne saurait enfin passer sous silence, dans ce film de femmes où les hommes, tels des marionnetistes, tirent impérieusement les ficelles de la mode et n’ont pas forcément le beau rôle, la présence magnétique, mystérieuse et protectrice d’Anton ou Louis Garrel en chef opérateur de Maxine et qui passe d’un oeil technicien à un regard amoureux au moment même où la réalisatrice découvre son cancer. Alice Winocour signe une émouvante histoire d’amour au coeur de la souffrance brutale et de la mort possible, Angelina Jolie jouant ici pour la première fois une scène de sexe où faire l’amour prend tout son sens, revêt un enjeu véritablement métaphysique pour exorciser le destin…Et le même Anton, avec beaucoup de tendresse, a entrevu la marque rouge sur le sein de Maxine en protégeant par son silence aimant la pudeur de son amie qui va effacer le stigmate dans la salle de bain…Grâce à lui, la femme blessée, dont l’image lisse et prestigieuse se fissure et se diffracte sour le coup de tonnerre de son corps face aux miroirs sociaux, aux injonctions de la production, retrouve un peu de paix et d’unité…

La mode conjure le destin et la mort – semble nous dire ce film : à l’angoisse de Françoise Hardy, dans sa superbe chanson « Mon amie la rose » (« On est bien peu de choses / Et mon amie la rose / Me l’a dit ce matin »), Baudelaire, chantre de la modernité, aurait répondu, dans ses Curiosités esthétiques, en 1868, que la mode célèbre « le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable ».

Claude

Desktop vs Mobile Casino Tournaments – Which Platform Delivers the Bigger Wins and Better Bonuses?

Negli ultimi anni i tornei di casinò online hanno conosciuto una crescita esponenziale, trasformandosi da semplici promozioni occasionali a veri e propri eventi sportivi con premi che superano i diecimila euro. Questa evoluzione è stata alimentata dalla capacità delle piattaforme di offrire esperienze competitive in tempo reale, leaderboard dinamiche e bonus specifici per chi partecipa. Tuttavia, la scelta del dispositivo su cui giocare può incidere notevolmente sul risultato finale: la potenza di un PC desktop contrasta con la praticità di uno smartphone, e ciascuno porta con sé vantaggi e limiti diversi.

Per ulteriori informazioni su come gestire il gioco responsabile, visita https://www.recover-europe.eu/. Il sito di Recover Europe è una risorsa utile per chi vuole approfondire le migliori pratiche di gioco sicuro, senza però essere coinvolto direttamente in alcuna analisi di mercato o valutazione di bonus.

In questo articolo metteremo a confronto, punto per punto, le due piattaforme più diffuse per i tornei di casinò. Scopriremo come le differenze di interfaccia, velocità, bonus, varietà di giochi, sicurezza e socialità influenzino le probabilità di vittoria e la soddisfazione del giocatore. Alla fine della lettura avrai una mappa chiara per decidere dove puntare le tue scommesse non AAMS e massimizzare il bonus benvenuto.

1. User Experience & Interface Design in Tournament Play

Desktop

Il desktop offre una superficie di visualizzazione ampia, permettendo di tenere aperte più finestre contemporaneamente. I giocatori possono monitorare la classifica, la cronologia delle puntate e le statistiche del gioco in un unico sguardo. Piattaforme come LeoVegas hanno introdotto una barra laterale espandibile che mostra in tempo reale i punteggi dei concorrenti, mentre Betway utilizza una griglia a più colonne per consentire il confronto immediato di più slot durante un torneo a “slot battle”. L’uso di mouse e tastiera rende più fluido il cambio di scommessa, soprattutto quando si devono inserire rapidamente importi diversi per soddisfare i requisiti di wagering.

Mobile

Gli smartphone richiedono layout ottimizzati per il tocco. Le app native di LeoVegas e Betway ridimensionano automaticamente i pulsanti, rendendo più facile l’accesso a funzioni come “Quick Bet” o “Auto‑Play” con un solo tap. Le notifiche push avvisano l’utente quando il torneo sta per chiudersi o quando un avversario supera il suo punteggio, creando un senso di urgenza che il desktop non può replicare con la stessa immediatezza. Inoltre, la modalità “portrait” consente di giocare con una sola mano, ideale per chi vuole partecipare a una sfida mentre è in movimento.

Impatto sulla navigazione

Elemento Desktop Mobile
Leaderboard visibilità Sempre visibile, più righe Scorrevole, a volte nascosta
Cambi di scommessa Mouse + tastiera, rapido Touch + swipe, leggermente più lento
Accesso a bonus Menu a tendina, dettagli espansi Icone ridotte, popup contestuali
Modalità multi‑gioco Possibile split‑screen Solo un gioco alla volta

In pratica, chi predilige una visione d’insieme e vuole analizzare più dati contemporaneamente troverà il desktop più adatto. Chi invece desidera la libertà di giocare ovunque, accettando un’interfaccia più semplificata, troverà il mobile più comodo. Le differenze di UI influenzano direttamente la capacità di reagire alle variazioni di classifica e di sfruttare al meglio le promozioni in corso.

2. Speed, Latency & Real‑Time Performance

Architettura tecnica

Sul desktop la maggior parte dei casinò utilizza HTML5 all’interno di browser moderni (Chrome, Firefox, Edge). Questo garantisce tempi di caricamento rapidi, ma dipende dalla potenza della CPU e dalla quantità di RAM disponibile. Le app native per mobile, invece, sono compilate in Swift o Kotlin e sfruttano le API di rendering hardware dei dispositivi, offrendo frame rate più costanti anche su connessioni 4G.

Latency e tornei veloci

In un torneo di slot a “rapid fire”, ogni giro conta. Una latenza superiore a 100 ms può far perdere un giro vincente o, peggio, ritardare l’aggiornamento della classifica. Test condotti da una community di giocatori indipendente hanno mostrato che, su una connessione 5G, la media di latenza per un’app mobile è di 68 ms, contro 85 ms per un browser desktop su fibra ottica. La differenza è più marcata in ambienti Wi‑Fi congestionati, dove il desktop può subire picchi di jitter più elevati.

Consigli pratici

  • Hardware: su desktop, utilizza un processore i5 o superiore e almeno 8 GB di RAM. Su mobile, scegli dispositivi con chipset Snapdragon 8xx o equivalenti.
  • Browser: attiva “Hardware Acceleration” in Chrome e svuota la cache prima di un torneo.
  • Rete: collega il PC via Ethernet per ridurre la variabilità del ping; su mobile, preferisci la rete 5G o una connessione Wi‑Fi a 5 GHz con router aggiornato.
  • Software: chiudi applicazioni in background che consumano banda (streaming video, download) per garantire che tutto il throughput sia dedicato al gioco.

Seguendo questi accorgimenti, sia i giocatori desktop che quelli mobile possono minimizzare il rischio di lag e massimizzare le opportunità di colpire combinazioni ad alta volatilità nei tornei più serrati.

3. Bonus Structures Tailored to Each Platform

Bonus esclusivi per desktop

Molti operatori riservano i bonus benvenuto più consistenti ai nuovi utenti che effettuano il primo deposito tramite il sito web. Ad esempio, Betway offre un match del 200 % fino a €500 più 100 giri gratuiti, ma solo se il deposito supera €50 dal desktop. Inoltre, alcuni tornei prevedono “bundle di free‑spin” aggiuntivi per chi gioca la versione desktop di un determinato slot, come Starburst in una competizione settimanale su LeoVegas.

Promozioni mobile‑only

Le app mobili, al contrario, sfruttano la capacità di inviare notifiche istantanee. Un tipico esempio è il “cash‑back 10 % su tutte le puntate del torneo” che viene accreditato entro 24 ore per gli utenti che hanno giocato almeno 20 minuti dall’app. Alcuni operatori includono anche sfide “play on the go” con premi in denaro per chi completa una serie di giri in movimento, e ricariche istantanee (instant reload) con un bonus del 15 % sul deposito minimo di €10.

Sincronizzazione dei bonus

Le piattaforme più avanzate mantengono un “bonus wallet” centralizzato: se un giocatore ottiene un bonus sul desktop, può usarlo anche su mobile, ma solo dopo aver completato la verifica KYC. Questo evita il problema di dover scegliere una piattaforma esclusivamente per accedere a un’offerta. Tuttavia, la scommesse non AAMS su alcuni operatori richiede che il bonus sia attivato nella stessa regione geografica del dispositivo, perciò è sempre consigliabile controllare i termini specifici.

4. Tournament Variety & Game Selection

Tipologie di torneo

  • Slot battles: competizioni basate sul valore delle vincite in slot a tema.
  • Live‑dealer knock‑outs: sfide di roulette o blackjack in tempo reale contro altri giocatori.
  • Progressive leaderboards: tornei a punti accumulati su più giochi, con premi scalati.

Disponibilità su desktop vs mobile

Alcuni titoli, come Gonzo’s Quest Megaways, richiedono una potenza grafica elevata e sono spesso limitati alla versione desktop, dove la risoluzione 1920 × 1080 garantisce effetti di animazione fluidi. Altri, come Book of Dead, sono ottimizzati per mobile e possono essere giocati senza perdita di qualità su schermi da 5,5 pollici. I giochi live‑dealer, invece, tendono a funzionare meglio su desktop per via del flusso video ad alta definizione, ma le versioni “lite” su mobile offrono comunque una buona esperienza.

Caso studio: “Mega Slot Showdown”

  • Desktop: il torneo includeva Jammin’ Jars, Dead or Alive 2 e Reactoonz 2. La classifica mostrava le vincite in tempo reale con grafica 3D e una barra laterale dei premi.
  • Mobile: la stessa competizione era limitata a Jammin’ Jars e Dead or Alive 2, poiché Reactoonz 2 richiedeva più RAM di quella disponibile sui dispositivi più vecchi. Le notifiche push avvisavano i partecipanti quando un avversario superava il loro punteggio, ma la visualizzazione della classifica era compressa in una singola schermata.

Questi esempi mostrano come la scelta del dispositivo possa influenzare non solo la quantità di giochi disponibili, ma anche la trasparenza delle informazioni di gara.

5. Security, Fair Play & Regulatory Considerations

Crittografia e autenticazione

Sia le versioni desktop che quelle mobile utilizzano SSL 256‑bit per proteggere i dati di transazione. Le app mobili, inoltre, impiegano l’autenticazione biometrica (impronta digitale o Face ID) per confermare i prelievi, aggiungendo un ulteriore livello di sicurezza rispetto al classico login con password.

KYC e strumenti di gioco responsabile

Il processo di verifica dell’identità è identico su entrambe le piattaforme, ma le app mobile spesso integrano widget di auto‑esclusione direttamente nella schermata delle impostazioni, rendendo più rapido l’accesso a funzioni di limitazione del deposito o del tempo di gioco. Siti come Recover Europe forniscono guide pratiche su come attivare questi strumenti, ma non sono coinvolti nella gestione delle policy di KYC dei casinò.

Regolamentazione

Le licenze rilasciate da Malta Gaming Authority (MGA) o UK Gambling Commission (UKGC) si applicano indistintamente a desktop e mobile, tuttavia alcune giurisdizioni limitano i bonus per dispositivi mobili a causa di normative più stringenti sul gioco d’azzardo “on‑the‑go”. Inoltre, le quote alte offerte nei tornei possono variare leggermente a seconda del paese di residenza, poiché gli operatori adeguano le percentuali di RTP per rispettare le leggi locali.

6. Player Community, Social Features & Support

Socialità su desktop

Le piattaforme desktop offrono chat room integrate con filtri per lingua, emoticon personalizzate e la possibilità di condividere screenshot delle proprie vincite. Alcuni tornei includono una streaming sidebar che permette di seguire le dirette di altri giocatori su Twitch, creando una community quasi “e‑sport” attorno al casinò. La condivisione della classifica su Facebook o Twitter è un click, facilitando la promozione virale dei tornei.

Socialità su mobile

Le app mobile sfruttano push notification per mantenere alta l’interazione: avvisi di “challenge” da amici, aggiornamenti di leaderboard e promozioni flash. Il sistema di messaggistica in‑app è più snello, con risposte predefinite (“Good luck!”) che riducono il tempo di scrittura. Inoltre, le app spesso includono un “invite‑a‑friend” con bonus di benvenuto condiviso, incoraggiando la crescita della community.

Supporto clienti

  • Desktop: live chat 24/7, telefono diretto e ticket via email. I tempi di risposta per le richieste legate ai tornei (es. verifica dei risultati) sono mediamente di 5‑10 minuti.
  • Mobile: live chat integrata, risposta via push e sezione FAQ ottimizzata per dispositivi touch. Alcune app offrono anche un “callback” che permette di ricevere una chiamata entro 15 minuti.

In entrambi i casi, la qualità del supporto è strettamente legata alla capacità del casinò di gestire volumi elevati di richieste durante i picchi di torneo.

Conclusion

Desktop e mobile presentano vantaggi distinti per i tornei di casinò. Il desktop eccelle nella visibilità delle informazioni, nella potenza grafica e nella possibilità di gestire più giochi simultaneamente, rendendolo ideale per high‑roller che desiderano analizzare ogni dettaglio e massimizzare il bonus benvenuto. Il mobile, invece, offre flessibilità, notifiche in tempo reale e promozioni “play on the go”, perfette per i giocatori casuali o per chi vuole partecipare a tornei durante gli spostamenti quotidiani.

Checklist rapida per scegliere la piattaforma ideale

  • Hai bisogno di una vista completa della classifica? → Desktop.
  • Vuoi ricevere bonus istantanei e cash‑back via notifica? → Mobile.
  • La tua connessione è stabile via Ethernet? → Desktop.
  • Gioca spesso in treno o autobus? → Mobile.
  • Preferisci giochi con grafica avanzata? → Desktop.
  • Vuoi accedere a promozioni “instant reload”? → Mobile.

In definitiva, la decisione dipende dal profilo del giocatore: i high‑roller e gli strategisti trarranno più beneficio dal desktop, mentre i casual e i nomadi troveranno nel mobile la chiave per partecipare a più tornei senza sacrificare la comodità. Qualunque sia la tua scelta, ricorda di consultare risorse affidabili come Recover Europe per mantenere il gioco responsabile e goderti al meglio le promozioni offerte dai casinò. Buona fortuna e che le tue quote alte ti portino grandi vincite!