Lumière pâle sur les collines-Kei Ishikawa (2) suite de l’article du 12/01/2026

La lecture du livre confirme l’hypothèse du cauchemar.

Lorsque sa mère a noyé ses chatons, Mariko s’enfuit et ne rentre pas. Etsuko s’inquiète d’elle plus que Sachiko, surtout soucieuse de ses bagages, et elle part à sa recherche. Mariko exprime de l’aversion pour Frank, l’amant de sa mère. La vieille Etsuko raconte alors ceci.

« Tu ne dois pas parler ainsi, répétai-je plus calmement. Il t’aime beaucoup, et ce sera un nouveau père pour toi.Tout ira bien, je te le promets. »

L ‘enfant resta muette. Je soupirai à nouveau.

« De toute façon, continuai-je, si ça ne te plaît pas là-bas, nous pourrons toujours rentrer. »

Cette fois-là, elle leva vers moi des yeux interrogateurs.

« Oui, je te le promets. Si ça ne te plaît pas, nous repartirons immédiatement. Mais il faut essayer, pour voir si nous nous plairons là-bas. Je suis sûre que nous nous y plairons. »

Ensuite le prénom de Mariko disparaît. Elle est appelée « l’enfant » ou « la petite fille ».

Une page plus loin, au début du chapitre XI, qui est le dernier, la vieille Etsuko se réveille.

« Je crus d’abord que quelqu’un, après être passé devant mon lit, avait quitté la pièce en fermant la porte doucement. Puis, un peu mieux réveillée, je me rendis compte que cette idée était absurde. »

Nous n’en saurons pas plus. L’auteur ne dit à aucun moment comment la vie de Sachiko-Etsuko s’articule avec celle d’Etsuko épouse de Jiro et belle-fille d’Ogata.

Le film se révèle donc très fidèle au livre dans sa trame et son dénouement obscur. Seuls quelques détails diffèrent : un pont sépare les deux rives ; Keiko n’est pas pianiste, Niki n’est pas journaliste, son père non plus ; M. Ogata ne s’est pas réjoui de voir son fils partir à la guerre ; les personnages souffrent de leur déclassement social.

Le livre est bien traduit de l’anglais, sans trop d’anglicismes exaspérants.

Isabelle D.

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