Anémone (1950-2019)

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Anne avait joué au cinéma dans le rôle titre du film de Philippe Garrel « Anémone ».
C’était sa première fois et ce nom lui allait si bien, qu’elle le garda pour 70 films, 20 pièces de théâtre et pour le reste de ses jours.
Longtemps pressée « de rire de tout de peur d’être obligée d’en pleurer »,  elle semblait depuis avoir laissé l’amertume creuser son lit dans le vague accueillant de son âme.
Troublante, désopilante, triste, désenchantée, belle, détachée, si attachante, Anémone était hors champ, hors circuit et l’éclairagiste de la vie ne semblait plus être très drôle.
Absent mais présent quelque part, le sourire inquiet de son regard perdu reste et nous reste..

Jean-Pierre Marielle (1932-2019)

Jean-Pierre Marielle au Festival de Cannes 2013

« Il faut bien partir, un jour, que diable  ! »

Votre voix, tonitruante et douce, si singulière, la malice clairement bienveillante de vos yeux sombres, votre stature puissante nous accompagnaient depuis longtemps et nous vous retrouvions toujours avec un plaisir infini. Campé solidement sur vos longues jambes,relevant la tête en parlant, la penchant un peu pour être raccord avec la vie toujours un peu bancale, vous incarniez à merveille le colosse aux pieds d’argile, l’Humanité.
Vous nous enchantiez et nous pleurons votre disparition.
Salut, Monsieur Marielle.

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Agnès Varda (1928-2019)

Description de cette image, également commentée ci-après

Marquée, par bonheur, à son adolescence par Sète, ses odeurs, ses couleurs, sa lumière, Agnès, à 24 ans, s’en était remis à elle pour son premier film, La Pointe courte.
Alors jeune photographe, elle devint cadreuse. Cadreuse à vie.
Aimant la Peinture, elle mit tous ses talents dans les images qui bougent et les faisait parler.
Agnès Varda filmait comme elle respirait, elle regardait et imaginait le reste, vivait dans son époque avec ses joies et ses épreuves qu’elle nous rapportait. Elle filmait les gens simples, des gens « sans importance », des pécheurs, des glaneuses, des ouvriers. Elle filmait, avec amour,  la vraie vie, disant, avec une apparente simplicité, les choses difficiles, secrètes du cœur, ses égratignures, ses tourments, ses blessures et le Bonheur aussi.

Agnès Varda était féministe naturellement, évidemment et avait dit regretter qu’on la regarde comme une femme qui réalise. Il y a seulement des films. Ceux qui les font sont hommes ou femmes, aucune différence.
Quand les gens ne sont pas contents, ils vont dans la rue et c’est dans la rue qu’elle trouvait ses idées.
Agnès Varda avait une force de création immense et embellissait tout ce qu’elle touchait. Jusqu’au bout.

En novembre 2012 sortait le coffret de 22 DVD, « Tout(e) Varda », l’ensemble de ses œuvres, certaines, comme « Oncle Yanco », un peu oubliées.
Depuis, se sont ajoutés « Visages, Villages » et « Varda par Agnès », sa révérence.
Notre dernière rétrospective lui était consacrée …
Agnès est partie.
Quelle belle vie !
Merci

Marie-No

Claude Goretta 1929-2019

« J’ai toujours eu le souci constant de me faire l’interprète de gens ne disposant pas du pouvoir ou des capacités de s’exprimer. J’ai toujours regardé vers le bas. C’est sans doute lié à mon origine familiale modeste.
Claude Goretta, cinéaste

Claude Goretta est mort hier à l’âge de 89 ans. Scénariste, producteur (Groupe 5), réalisateur de très beaux documentaires (dont ceux pour Continents sans visa sur RTS) et d’une quarantaine de films de fictions, pour moitié pour la télévision. Il était l’ami d’Alain Tanner depuis leur jeunesse.
Le nom de Claude Goretta reste associé à « L’Invitation » et aussi, particulièrement, à « La Dentellière » (1976) film emblématique des années 70, qui le fit connaître du grand public et propulsa Isabelle Huppert dans une lumière restée sur elle..
De Claude Goretta, je me souviens aussi des épisodes de grande qualité de la série des Maigret/Bruno Kremer qu’il réalisa pour la télévision : « Maigret et la grande perche » (le tout premier de la série) avec Michael Lonsdale, « Maigret et les caves du Majestic » avec Jérome Deschamps, « Maigret a peur » avec Jean-Paul Roussillon.
Du bon cinéma

 

Michel Legrand (1932-2019)

Triste nouvelle
Michel Legrand n’est plus.

Formidable musicien, né dans la musique, souriant à la vie.

Aux Cramés, on l’avait « côtoyé » récemment, à nouveau, à l’occasion de notre cycle Jacques Demy et, lors de notre rétrospective Agnès Varda, on l’avait reconnu, tout jeune, dans Cléo de 5 à 7, une de ses deux seules apparitions sur grand écran.

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Les débuts d’une belle vie de créations ! Plus de 200 musiques de films pour les plus grand réalisateurs sur 7 décennies !

S’échappant du décor, sortant du cadre, ses musiques se sont envolées pour vivre leurs vies et continuer à rythmer nos années de leurs tempos intemporels.

 

Charles Aznavour 1924-2018

Shahnourh Varinag Aznavourian (Շահնուր Վաղինակ նաւուրեան)

Chanteur magnifique, sa voix si juste, singulièrement voilée …
Les réalisateurs, et des plus fameux,  talentueux tels que

Georges Franju Résultat de recherche d'images pour "la tête contre les murs film"Jean-Pierre MockyImage associée,

Jean Cocteau, François TruffautRésultat de recherche d'images pour "marie dubois"

Denys de la Patellière Résultat de recherche d'images pour "un taxi pour tobrouk" , André Cayatte, Henri Verneuil, Jacqueline Audry , Julien Duvivier, Jean-Gabriel Albicocco, René Clair, Elio Petri, Sergio Gobbi  , Claude ChabrolLes fantômes du chapelier : Affiche , Volker Schlöndorff, Claude Lelouch, Moshe Mizrahi, Atom Egoyan Charles Aznavour and Arsinée Khanjian in Ararat (2002) … l’ont reconnu et choisi pour son talent d’acteur, pour sa voix juste, sa présence et son regard d’une infinie  tristesse.
On le pensait immortel, bien sûr
et puis …

Il nous laisse, en partage, tous ces films et ses chansons, connus, redécouverts.

On a tous une chanson « encore plus préférée » que les autres.
Pour moi, aujourd’hui, c’est celle-là. Et demain, ce sera une autre
Charles Aznavour nous a laissé un trésor.

Jeanne Moreau 23 janvier 1928 – 31 juillet 2017

Jeanne Moreau qu’on aime,

depuis qu’on aime le cinéma,

depuis longtemps, depuis toujours.

Adieu

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1949 : Dernier Amour de Jean Stelli
1950 : Meurtres ? de Richard Pottier
1950 : Pigalle-Saint-Germain-des-Prés d’André Berthomieu
1951 : Avignon, bastion de Provence, court-métrage J. Cuenet
1951 : L’Homme de ma vie de Guy Lefranc
1952 : Il est minuit, Docteur Schweitzer d’André Haguet
1952 : Dortoir des grandes d’Henri Decoin
1953 : Julietta de Marc Allégret
1953 : Touchez pas au grisbi de Jacques Becker
1954 : La Reine Margot de Jean Dréville
1954 : Secrets d’alcôve d’Henri Decoin
1954 : Les Intrigantes d’Henri Decoin
1955 : Gas-oil de Gilles Grangier
1955 : Les Hommes en blanc de Ralph Habib
1955 : M’sieur La Caille d’André Pergament
1956 : Le Salaire du péché de Denys de La Patellière
1956 : Jusqu’au dernier de Pierre Billon
1957 : Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle
1957 : Les Louves ou Démoniaque de Luis Saslavsky
1957 : Trois jours à vivre de Gilles Grangier
1957 : L’Étrange Monsieur Steve de Raymond Bailly
1957 : Échec au porteur de Gilles Grangier
1957 : Le Dos au mur d’Édouard Molinaro
1958 : Les Amants de Louis Malle
1959 : Les Liaisons dangereuses 1960 de Roger Vadim
1959 : Les Quatre Cents Coups de François Truffaut
1960 : Le Dialogue des Carmélites P. Agostini et R. L. Bruckberger
1960 : Moderato cantabile de Peter Brook
1960 : Cinq femmes marquées de Martin Ritt
1961 : La Nuit (La Notte) de Michelangelo Antonioni
1961 : Une femme est une femme de Jean-Luc Godard
1962 : Jules et Jim de François Truffaut
1962 : Eva (Eva) de Joseph Losey
1962 : Le Procès d’Orson Welles
1963 : La Baie des Anges de Jacques Demy
1963 : Les Vainqueurs (The Victors) de Carl Foreman
1963 : Le Feu follet de Louis Malle
1964 : Peau de banane de Marcel Ophüls
1964 : Mata Hari de Jean-Louis Richard
1964 : Le Train (The Train) de John Frankenheimer
1964 : Le Journal d’une femme de chambre de Luis Buñuel
1965 : La Rolls-Royce jaune d’Anthony Asquith
1965 : Viva María! de Louis Malle
1966 : Le Plus Vieux Métier du monde de Philippe de Broca
1966 : Mademoiselle de Tony Richardson
1966 : Falstaff (Campanadas a media noche) d’Orson Welles
1967 : La mariée était en noir de François Truffaut
1967 : La Grande Catherine de Gordon Flemyng
1967 : Dead Reckoning –  Film inachevé d’Orson Welles
1967 : Le Marin de Gibraltar de T.Richardson
1968 : Une histoire immortelle d’Orson Welles :
1969 : Monte Walsh de William A. Fraker
1969 : Le Corps de Diane de Jean-Louis Richard
1969 : Le Petit Théâtre de Jean Renoir de Jean Renoir
1970 : Alex in Wonderland de Paul Mazursky
1970 : Les Héritiers (Os herdeiros) de Carlos Diegues
1970 : Henri Langlois – documentaire – de R. Guerra et E.Hershon
1971 : Comptes à rebours de Roger Pigaut
1971 : The Other Side of the Wind – Film 🎥 inachevé – d’Orson Welles
1971 : Côté cours, côté champs – court métrage – de Guy Gilles
1972 : Chère Louise de Philippe de Broca
1972 : L’Humeur vagabonde d’Édouard Luntz
1972 : Absences répétées de Guy Gilles
1973 : Jeanne la Française de Carlos Diegues
1973 : Je t’aime de Pierre Duceppe
1973 : Nathalie Granger de Marguerite Duras
1974 : Les Valseuses de Bertrand Blier
1974 : La Race des seigneurs de Pierre Granier-Deferre
1974 : Une légende, une vie : Citizen Welles de M.Frydland
1975 : Le Jardin qui bascule de Guy Gilles
1975 : Hu-Man de Jérôme Laperrousaz
1975 : Souvenirs d’en France d’André Téchiné
1976 : Lumière de Jeanne Moreau
1976 : Monsieur Klein de Joseph Losey
1976 : Le Dernier Nabab (The Last Tycoon) d’Elia Kazan
1976 : Chroniques de France de Renaud de Dancourt
1980 : Chansons souvenirs – court métrage – de Robert Salis
1981 : Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable G.Kaczender
1981 : Plein sud de Luc Béraud
1982 : Mille milliards de dollars d’Henri Verneuil
1982 : La Truite de Joseph Losey
1982 : Querelle de Rainer Werner Fassbinder
1982 : Der Bauer von Babylon de Dieter Schidor
1983 : Jean-Louis Barrault de Muriel Balasch
1985 : François Simon d’Ana Simon et Louis Mouchet
1986 : Sauve-toi, Lola de Michel Drach
1986 : Le Paltoquet de Michel Deville
1987 : Le Miraculé de Jean-Pierre Mocky
1987 : Remake d’Ansano Giannarelli
1988 : La Nuit de l’océan d’Antoine Perset
1989 : Jour après jour d’Alain Attal
1989 : Orson Welles, documentaire – de Leslie Megahey
1990 : Nikita de Luc Besson
1990 : Alberto Express d’Arthur Joffé
1990 : La Femme fardée de José Pinheiro
1991 : L’Amant de Jean-Jacques Annaud
1991 : La Vieille qui marchait dans la mer de Laurent Heynemann
1991 : Jusqu’au bout du monde (Bis an Ende der Welt) de Wim Wenders
1991 : Le Pas suspendu de la cigogne de Theo Angelopoulos
1991 : Anna Karamazoff de Roustam Khamdamov
1992 : Cœur de métisse (Map of the Human Heart) de Vincent Ward
1992 : À demain de Didier Martiny
1992 : L’Absence (Die Abwesenheit) de Peter Handke
1992 : Les Arpenteurs de Montmartre de Boris Eustache
1993 : Je m’appelle Victor de Guy Jacques
1993 : Un certain jour de Juin (A Foreign Field) de Charles Sturridge
1993 : François Truffaut, portraits volés de S.Toubiana et M. Pascal
1995 : Les Cent et Une Nuits de Simon Cinéma d’Agnès Varda
1995 : Par delà les nuages de M.Antonioni et W.Wenders
1995 : Faire un film, pour moi c’est vivre d’Erica Antonioni
1995 : I Love You, I Love You Not de Billy Hopkins
1995 : L’Univers de Jacques Demy – documentaire – d’Agnès Varda
1997 : La Propriétaire (The proprietor) d’Ismail Merchant
1997 : Un amour de sorcière de René Manzor
1997 : Amour et Confusions de Patrick Braoudé
1998 : À tout jamais (Ever after) d’Andy Tennant
2000 : Lisa de Pierre Grimblat
2000 : Le Manuscrit du prince de Roberto Andò
2000 : Les Femmes de Fassbinder – documentaire de Rosa von Praunheim
2002 : Cet amour-là de Josée Dayan
2002 : The Will to Resist de James Newton
2004 : Akoibon d’Édouard Baer
2005 : Le Temps qui reste de François Ozon
2005 : Go West d’Ahmed Imamovic
2006 : Sortie de clown – court métrage – de Nabil Ben Yadir
2006 : Roméo et Juliette d’Yves Desgagnés
2007 : Chacun son cinéma : épisode Trois minutes de Théo Angelopoulos
2007 : Désengagement d’Amos Gitai
2009 : Plus tard tu comprendras d’Amos Gitai
2009 : Visages de Tsai Ming-liang
2012 : Gebo et l’ombre de Manoel de Oliveira
2012 : Une Estonienne à Paris de Ilmar Raag
2015 : Le Talent de mes amis d’Alex Lutz

 

Adieu Emmanuelle Riva

La grande classe
Et, plus que jamais, dans « Paris, pieds nus ». Bientôt.

« CINÉMA – C’est l’une des plus grandes comédiennes françaises qui s’éteint. Emmanuelle Riva, connue pour son rôle bouleversant dans « Hiroshima mon amour » d’Alain Resnais, et reconnue pour « Amour » de Michael Haneke, est morte vendredi 27 janvier de suites d’un cancer, selon Le Monde et Paris Match.

Sans doute alors méconnue par le grand public, elle avait obtenu le César de la meilleure actrice et une nomination aux Oscars en 2013 dans le film du cinéaste allemand. Elle y jouait – aux côtés de Jean-Louis Trintignant – le rôle de Anne, une professeure de piano, en partie paralysée par une attaque cérébrale ». in le Huffington-Post du 28.01.2017