Les Quizz de Chantal(3), réponses à notre dernier jeu

Voici les réponses en résumé et vous trouverez ci dessous, des réponses plus détaillées et illustrées.

Le crime était presque parfait (Dial M for Murder 1954)
La mort aux trousses (North by northwest 1959)
Les enchaînés  &  Fenêtre sur cour  (Notorious 1946 & Rear Window 1954)
Les enchaînés  &  Le crime était presque parfait  (Notorious 1946  & Dial M for Murder 1954)
Psychose   (Psycho 1960)
Le rideau déchiré (Torn Curtain 1966)

            LE CRIME ÉTAIT PRESQUE PARFAIT (1954)

                 Les 3 objets importants sont : un téléphone, une clé, et une paire de ciseaux.

le crime était presque parfait

  Le téléphone est évoqué directement dans le titre original : Dial M for Murder, qui signifie littéralement : ‘Composez M pour meurtre’ 

LES ENCHAINES

Les Enchaînés

   Les objets importants sont : la clé qui ouvre la cave, une bouteille de vin remplie d’uranium, une paire de jumelles qui permet non seulement de regarder la course mais de garder un œil sur Sebastian qui lui-même épie sa femme (Ingrid Bergman) avec ses jumelles.

La clé, élément essentiel, apparaît sur l’affiche comme pour Le crime était presque parfait.         

LA MORT AUX TROUSSES (1959)

 

Ce film regorge d’objets importants dans des scènes emblématiques: 

l’avion, bien sûr, sans oublier un revolver de théâtre, et une pochette d’allumettes. 
Et puis il y a les lieux, point culminant le mont Rushmore,
les moyens de transport,le double langage,
l’ironie même de Roger Thornhill.
Dans ce film, Hitchcock joue avec Roger Thornhill tout comme il joue avec nous. Un pur régal à regarder encore pour oublier la morosité ambiante. 

LE RIDEAU DÉCHIRÉ (1966)

UN film peut-être moins connu, un choix d’acteurs inattendu, un film au rythme soutenu qui se   déroule en pleine guerre froide, derrière le rideau de fer, le monde de l’espionnage scientifique ou comment extirper une formule du cerveau d’un savant russe… et cette terrible scène de meurtre qui dure, qui n’en finit pas, un meurtre qui est « exécuté avec les moyens suggérés par le lieu et les personnages »*…..Hitchcock dit qu’il était « temps de montrer combien il est difficile, pénible et long de tuer un homme.»*

*Citations tirées de Hitchcock/Truffaut, édition Ramsay, 1983

 

PSYCHOSE (1960)

Scène de la douche :

On ne présente plus Psychose, on regarde le film sans broncher, admirant tous les plans. Savez-vous d’où vient le modèle de la maison inquiétante de Norman Bates ? Elle est inspirée par un tableau d’Edward Hopper, House by the railroad (1925)

Si vous avez du temps, regardez cette vidéo : « Hitchcock presents Psycho » :

          

 FENÊTRE SUR COUR (1954)

On se souvient davantage de l’énorme téléobjectif vissé sur l’appareil photo de Jeff, le photographe à la jambe cassée, que de sa paire de jumelles: son  appareil photo ainsi équipé lui permet de plonger davantage dans l’intimité d’un voisin aux agissements troublants.  

Curieux ce film presque statique, presque en huis clos, où nous sommes tous voyeurs…

Ah, les plans miroirs chers à Hitchcock, que l’on retrouve dans tant de films : reflet dans une paire de lunettes, dans un verre, ou dans l’objectif.  Hitchcock est vraiment l’inventeur de ce type d’image ! 

Ce film est tiré d’une nouvelle de Cornell Woolrich, plus connu sans doute sous son pseudonyme, William Irish.

Les quizz de Chantal (3) (A.Hitchcock suite et fin)

HITCHCOCK ET LES OBJETS

Jeu de devinettes où un objet souligné dans la devinette évoque un (ou deux) film. A vous de trouver lequel.
1) Elle avait une paire de ciseaux mais ne s’en servait pas uniquement pour de la couture….
2) Parfois on court pour ne pas rater l’avion. Mais que faire quand c’est lui qui vous court après ?
3)Il faut des jumelles sur un champ de courses, mais est-ce bien nécessaire pour faire connaissance avec ses voisins ? (2 films)
4) Pourquoi ne pas demander la clé à son mari ou à sa femme lorsqu’on en a besoin ? Des raisons sans doute inavouables se cachent derrière ces manœuvres, non ? (2 films)
5) Un rideau se déchire car il n’est pas de fer.
6) Est-il bien raisonnable de mettre la tête dans un four à gaz pour vérifier son bon fonctionnement ?

A vous de jouer! Réponses : Dimanche soir

Réponse Hitchcok ou le jeu d’Ombre et Lumière

1 & 2) L’inconnu du Nord-Express / Strangers on a Train, 1957 (Farley Granger & Robert Walker)
3) Soupçons / Suspicion, 1941 (Cary Grant & Joan Fontaine)
4) Psychose / Psycho, 1960 (Janet Leigh & John Galvin) 
5) Rebecca, 1940 (Joan Fontaine & Judith Anderson)

L’énoncé de la question portait sur 3 films alors qu’il y en avait 4. le Blog des cramés vous prie de bien vouloir l’excuser de cette erreur. N’empêche les trois championnes ont fait encore un score impressionnant. Merci à Dominique, Marie-No et Laurence de leurs réponses. Pour ceux qui n’ont pas cherché et ceux qui n’ont pas trouvé, disons-le, même sans questions, ces photos choisies par Chantal sont belles et nous avons eu plaisir à les regarder. Nous terminerons cette série Hitchcok Samedi ou Dimanche. Merci de votre fidélité. Amitiés cinéphiliques!

Voici les réponses pour LES PROMENADES EN VOITURE (les Quizz de Chantal) :

Comme souvent, Marie-No 5/5, puis Laurence. 3/5 ont trouvé, elles sont très fortes ! Vous aviez trouvé ? Vous pouvez nous le dire, vous trouverez plus bas une adresse mail pour répondre.

Pour tous ceux d’entre-nous qui n’ont pas trouvé, Chantal nous donne les réponses :

  1. La main au collet / To Catch a Thief, 1955 (Cary Grant & Grace Kelly)
  2. Jeune et Innocent / Young and Innocent, 1937 (Nova Pilbeam & John Longden)
  3. Les Enchaînés /Notorious, 1946 (Cary Grant & Ingrid Bergman)
  4. Rebecca,1940 (Laurence Olivier & Joan Fontaine)
  5. Soupçons / Suspicion, 1941 (Cary Grant & Joan Fontaine)

Et c’est amusant, qui a créé ce genre de cadre ? On ne serait pas étonné que ce soit Hitchcock, en tous les cas, il le mériterait, voici d’autres exemples :

Pas de printemps pour Miss Marnie – Alfred Hitchcock
A son tour, Claude Lelouch dans un homme et une femme
Et ce dernier clin d’œil avec les valseuses, Bertrand Blier

En attendant l’Alticiné

Amis cramés de la bobine, bonjour,
Vous trouverez ci-dessous le premier épisode d’une nouvelle rubrique : « les quizz de Chantal ». Nous espérons qu’ils vous plairont, nous comptons sur vos réponses, tout autant sur vos suggestions, vos articles ou vos rubriques. Ce blog est à vous.
Merci de nous lire et pourquoi pas, au plaisir de vous lire ici même!

Devinette du W.E

Maïté nous envoie cette devinette, si vous trouvez la réponse, vous pouvez la signaler à georges.joniaux45@orange.fr

Mésaventure coennesque

En ces temps difficiles, qu’il est agréable de rêvasser ou lire devant un bon feu de cheminée. Ce qui l’est moins, c’est de devoir se rendre au fond du jardin pour vider les cendres dans le bac à compost. C’est ce que j’ai fait ce matin, mais je n’ai pas pris garde au vent qui soufflait fort et… dans ma direction. Vous devinez la suite !
Ce qui m’est arrivé m’a fait rire car ça m’a rappelé une scène d’anthologie d’un certain film dont vous aurez sans doute trouvé le titre, même sans photo ! Maïté

Réponse : Maïté pensait sans doute à The Big Lebowski des frères Coen. Vos devinettes sont toujours bienvenues! Bon dimanche

En attendant Alticiné (4)

Ce n’était pas si facile, ci dessous vous avez peut-être reconnu deux documentaires : « A la recherche de Vivian Maier », film de John Maloof et Charlie Siskel, Sur cette photographe géniale.
et dessous  » La maison de la radio » de Nicolas Philibert et on y reconnait en effet Fréderic Lodéon lors de son émission « Carrefour de Lodéon » qui était le fameux 16-17 classique de France Inter…. Merci à Marie-No. A partir de Lundi nous commencerons une série de ciné-photos proposée par Chantal.

Cette fois-ci, Marie-No nous envoie deux images et un indice : Ce ne sont pas des fictions… Sauriez-vous trouver de quels films elles viennent ?

J’ai retrouvé « le goût des autres » avec Bacri…

J’ai revu récemment Le Goût des autres, 1ère réalisation d’Agnès Jaoui, lors d’une soirée télévisée d’hommage à Bacri. Si le rire était moins spontané – effet sans doute de la disparition de ce grand frère bougon, de cet éternel gamin buté et vexé, d’une expressivité à la fois si spontanée et et si rentrée – j’ai retrouvé l’émotion éprouvée lors de la sortie du film, à l’époque où Roland Duval nous l’avait proposé et présenté à l’Alhambra. Rire amer, réflexion sutile sur les rapports sociaux, sur l’incommunicabilité culturelle entre Clara, professeur d’anglais, comédienne de théâtre et Jean-Jacques Castella, entrepreneur arrogant et inculte qui, de vulgarité en bourde, de bourde en excuse, d’excuse en émotion, va découvrir et la culture et l’amour…

Entre le snobisme parfois insupportable des gens dits « cultivés » et la vulgarité autosatisfaite des beaufs incultes que le film semble d’abord opposer de façon quelque peu caricaturale, il y a en effet toute une palette d’émotions et d’attitudes intermédiaires, plus fines qu’il n’y paraît. L’enfermement de chacun dans ses préjugés, dans son monde a pour conséquence l’incapacité à voir les autres, à les comprendre, à concevoir qu’ils puissent fonctionner autrement que nous. Si Castella, gaffeur homophobe, se ridiculise lors d’un vernissage et au bar-restaurant en s’immiscant avec sa chanson Juanita Banana dans la conversation des comédiens qui se moquent de son ignorance d’Ibsen, « le comique norvégien », Clara, agacée par cet élève peu doué qui lui déclare sa flamme dans un salon de thé, est elle aussi enfermée dans ses stéréotypes : elle croit Castella incapable d’apprécier sincèrement l’art moderne bien qu’il ait acheté une toile à Benoît pour l’installer dans son salon, et égayer la « bonbonnière » animalière où vit sa femme Angélique ; elle se met en colère contre Antoine et Benoît qui profitent de son subit engouement culturel pour arracher à Castella un juteux marché, décorer d’une fresque moderne la façade de son entreprise ; voulant mettre en garde son élève, elle le blesse en le supposant définitivement inapte à un éveil artistique, comme si la culture était un don inné ou une élection sociale – et nullement l’exercice d’une sensibilité ou le fruit d’une découverte, d’un apprentissage. Et de ce balourd qu’elle a rudoyé, puis repoussé, auquel elle ne donne plus de cours, elle se découvre soudain inquiète quand elle ne le voit pas lors de la première de Hedda Gabler : la caméra hésite, parcourt la salle et semble prendre acte d’une terrible absence, logique après tout quand on est si différents : surprise, au moment des saluts, quand le rideau se baisse, un sourire rayonne, celui de Castella.

Oui, avoir « le goût des autres », ne pas leur imposer ses préférences décoratives, comme Angélique à sa belle-soeur ou à son mari…

Aller au-delà de soi-même, parier sur la sensiblité et l’intelligence de l’autre, sans transfert ni projection, sans complexe de supériorité ni d’infériorité : le consultant Weber a beau ête un Polytechnicien doué et éloquent – on ne se refait pas, on est le produit de son milieu ou de ses études – il n’en est pas moins un conseiller sincère et soucieux de son patron Castella qui, de son côté, se croit méprisé par ce jeune loup ; mais quand Weber lui présente sa démission, Castella prend conscience de ses préjugés, de sa maladresse et lui demande de réfléchir à sa décision… Il s’excuse enfin et reconnaît la stupidité de son comportement.

Avoir le goût des autres, traverser la frontière entre riches « incultes » et pauvres « cultivés », les protéger contre eux-mêmes comme Franck, le garde du corps qui tente de détourner Mina, serveuse de bar, de dealer, sortit de ses schémas mentaux pour aller vers l’autre…Se laisser prendre par l’émotion, se désintellectualiser aussi, sortir du mépris de classe comme n’avaient su le faire les Cahiers du cinéma, en jugeant ce film au sénario si inventif sans doute trop « populaire », pas assez mis en scène, alors qu’un butor apparent découvrait l’amour et l’émotion artistique avec les plus beaux vers du théâtre français, quand Bérénice exhalait sa peur de la séparation en des vers si fluides et si simples :

« Pour jamais ! Ah ! Seigneur, songez-vous en vous-même
Combien ce mot cruel est affreux quand on aime ?
Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous ?
Que le jour recommence et que le jour finisse,
Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,
Sans que de tout le jour je puisse voir Titus ! »
Acte IV Scène V

Claude