« Ni Juge, ni soumise »de Jean Libon et Yves Hinant

Nominé à la Quinzaine des Réalisateurs
Soirée débat lundi 5 mars à 20h30


Film franco-belge (février 2018, 1h39) de Jean Libon et Yves Hinant
 

Ni Juge ni soumise est le premier long-métrage StripTease, émission culte de la télévision belge. Pendant 3 ans les réalisateurs ont suivi à Bruxelles la juge Anne Gruwez au cours d’enquêtes criminelles, d’auditions, de visites de scènes de crime. Ce n’est pas du cinéma, c’est pire

Nominé à la Quinzaine des Réalisateurs

Soirée débat lundi 5 mars à 20h30

Film franco-belge (février 2018, 1h39) de Jean Libon et Yves Hinant
 

Présenté par Marie Noël Vilain

Ni Juge ni soumise est le premier long-métrage StripTease, émission culte de la télévision belge. Pendant 3 ans les réalisateurs ont suivi à Bruxelles la juge Anne Gruwez au cours d’enquêtes criminelles, d’auditions, de visites de scènes de crime. Ce n’est pas du cinéma, c’est pire.

Comme je regrette de ne pas avoir assisté à la séance de ce lundi.

Je ne voudrais pourtant pas laisser passer l’occasion de dire tout le mal que je pense de ce film en forme de documentaire et qui ne documente rien, sauf à la rigueur, le cynisme, la bêtise et la méchanceté.

D’abord il y a cette juge, haute en couleurs pas seulement par 2 chevaux, maquillages et autres accessoires vestimentaires interposés mais aussi par son verbe, celui d’une histrionne. Cette dame joue avec ses « clients » (comme elle dit),   comme un chat avec une pelote de ficelle, où peut-être joue-t-elle au rat et à l’escargot sans discontinuer. A-t-on entendu dans ce film un  « client »  s’exprimer ? Oui, un seul (sur la consanguinité) parce que ce  qu’il a dit paraissait ridicule. Quant aux avocats, ce sont des éléments de décoration, sauf s’ils vont dans le sens du woman show de la juge. Alors bien sûr, demeure l’humour des situations, j’ai parfois ri ou souri,  mais je n’en suis pas fier. Je crois que je me suis laissé avoir par la forme du montage en pseudo-zapping qui court-circuite la réflexion.

Quant au scénario, un mot sur son fil d’ariane : Comment peut-on, à la suite d’une enquête déterrer un cadavre, le découper à la scie électrique pour faire du spectacle. Enfin, il y a le casting, si l’on peut appeler ça comme ça, tous des « métèques ». Et dans ce casting, ce qui me sépare définitivement de ce spectacle c’est le choix de filmer cette femme délirante, qui a tenté d’étrangler son fils avant de le trainer dans la salle de bain et de l’égorger. Peut-on un instant imaginer ce que va être la vie de cette personne après son état délirant ? Abominable. Et cette fine équipe filme cette pauvre femme, et le juge qui lui fait relire le PV-Morbide-

Question :

le titre du film évoque « ni pute, ni soumise »… Curieuse association. A quel moment ont-ils trouvé ce titre?

Georges

 

 

2 réflexions au sujet de « « Ni Juge, ni soumise »de Jean Libon et Yves Hinant »

  1. Tout à fait d’accord avec toi. Dommage que tu n’aies pas été là lundi.

    Concernant le titre, Elisabeth Quin dans son émission 28mn sur Arte le 05/02/18 (Anne Gruwez et cie étaient de tous les plateaux) pose la question
    « pourquoi ça s’appelle Ni juge ni soumise ce qui pour les français trouve un écho, rappelle, Ni pute ni soumise ? » et Yves Hinant répond
    « Parce qu’on a trouvé ça et ça nous a fait rire »
    Sans commentaire …

  2. J’ajoute qu’un juge ne représente pas lui même, mais la justice, la puissance publique, ça me gène ce manque de neutralité (et je suis modéré) quand ce n’est pas de respect envers ses concitoyens.(fussent-ils délinquants)

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