Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait. Emmanuel Mouret (2)

Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait.

            Fluidité de la réalisation.

            Eblouissante construction en flashbacks, histoires qui s’emboitent dans le récit, tiroirs qu’on ouvre et qu’on referme pour éclairer le présent.

            Remarquable choix des extraits musicaux qui accompagnent toujours à propos, sans surligner.

            Justesse de l’analyse des sentiments amoureux. Jeux de l’amour et du hasard.

            Qualité des dialogues, écrits, littéraires sans êtres châtiés, sonnant justes : ici, point de langage parlé, à la mode, familier pour faire, soi-disant, naturel.

            Qualité de la diction : point d’acteurs qui marmonnent en mangeant les syllabes façon Vincent Lacoste. Ici on articule et je comprends sans effort tous les dialogues, c’est bien agréable et quand même pas compliqué.

            Intelligence. Elégance. Délicatesse.

            « C’est fin, La Fontaine », dit Fabrice Luchini. C’est fin, Emmanuel Mouret, ça, c’est moi qui le dis.

            Emmanuel Mouret : le plus grand réalisateur français actuel ?

Bonne projection.